L'Assemblée,
5. Constatant que le Programme de travail pour l'exercice 1968-1969 a été définitivement approuvé par le Comité des Ministres, que les Délégués des Ministres ont reçu mandat d'assurer son exécution et que, dès lors il n'est plus possible au Comité des Ministres de tenir compte de l'avis de l'Assemblée pour une modification éventuelle du Programme de travail pour 1968-1969 ;
6. Constatant d'autre part que le Comité des Ministres ne s'est pas encore prononcé sur les vues exprimées par l'Assemblée dans sa Recommandation 516 sur le Programme de travail pour 1967-1968 ;
7. Considérant, en conséquence, que la procédure suivie jusqu'ici ne permet pas d'établir le dialogue véritable qui devrait intervenir en temps utile entre l'organe ministériel et l'organe parlementaire sur l'orientation générale des Programmes de travail et sur les priorités à accorder aux différentes questions ;
8. Estime :
9. Constatant que des modifications sont apportées au Programme de travail d'une année à l'autre, que notamment certaines questions pour lesquelles l'Assemblée a marqué un intérêt majeur sont retirées du Programme, tandis que certaines demandes de l'Assemblée visant l'inscription de questions nouvelles restent lettre morte, sans qu'aucune motivation ou explication ne soit donnée par le Comité des Ministres ;
10. Constatant que tel a été notamment le cas pour le retrait du Programme de travail de la question de la "Convocation d'une Conférence européenne des Ministres du Travail et des Affaires Sociales" et de la question des "Mesures tendant à améliorer la situation sociale des travailleurs non salariés, notamment des agriculteurs indépendants et de leurs familles", qui ont fait pourtant l'objet de recommandations réitérées de l'Assemblée (voir le titre E du présent avis, paragraphes 24 et 25),
11. Estime :
12. Constatant qu'il ne ressort pas encore du Programme de travail l'importance relative attribuée à ses différentes rubriques ;
13. Prenant acte, cependant, des instructions du Comité des Ministres chargeant le Secrétaire Général "d'élaborer le prochain projet de Programme de travail ... en s'inspirant davantage de la notion de priorités qui reflètent à la fois les préoccupations majeures des gouvernements et les besoins de l'unification européenne dans les domaines du ressort du Conseil de l'Europe" (Résolution (68) 15 du Comité des Ministres),
14. Estime :
15. Prenant note avec satisfaction que le principe de la convocation d'une Conférence ad hoc des Ministres responsables pour l'aménagement du territoire a été approuvé, qu'une Conférence des Ministres de la Famille vient de se tenir, en étroite relation avec le Conseil de l'Europe, et que la réunion d'une Conférence des Ministres sur les sites et ensembles historiques ou artistiques aura lieu prochainement sous les auspices du Conseil de l'Europe ;
16. Réitérant sa conviction que, dans le système de coopération intergouvernemental, la tenue périodique de conférences de ministres techniques dans les domaines prioritaires s'avère de plus en plus nécessaire pour orienter les travaux des organismes européens et de leurs comités d'experts,
17. Tient à souligner de nouveau que les efforts en vue de pallier certaines failles structurelles du Conseil de l'Europe ne sauraient mettre en cause l'existence d'un organe de coordination politique tel que le Comité des Ministres, mais bien au contraire en renforce la nécessité ;
18. Estime que le Comité des Ministres a vocation pour jouer ce rôle qui s'avérera d'autant plus important que le nombre des conférences des ministres techniques, dont il incombe de traduire les résolutions en projets concrets, ira en augmentant ;
19. Rappelant, d'une part, ses préoccupations en faveur d'une plus grande concentration des activités et constatant, d'autre part, que les rubriques du chapitre consacré à la structure économique concernent généralement les réglementations imposées à l'industrie et à l'agriculture pour des raisons d'ordre social, de santé publique ou de sécurité,
20. Estime que le chapitre économique devrait regrouper l'ensemble des activités relatives à ces réglementations ;
21. Regrette que les points ci-après aient disparu du Programme de travail :
22. Déplore tout particulièrement la décision du Comité des Ministres d'abandonner l'étude de la question des "Sociétés à responsabilité limitée" ;
23. Se félicite de relever sous la rubrique "Activités nouvelles à entreprendre" la "synchronisation et l'harmonisation des opérations de recensement", ainsi que le "projet pilote pour la formation professionnelle de 300 travailleurs non qualifiés" ;
24. Manifeste par contre sa très vive émotion devant la disparition du Programme de travail de la question "Mesures tendant à améliorer la situation sociale des travailleurs non salariés, notamment des agriculteurs indépendants et de leurs familles" et demande avec insistance au Comité des Ministres de revenir sur cette décision, qu'elle considère comme particulièrement grave ;
25. Ayant constaté avec inquiétude que la convocation d'une Conférence des Ministres du Travail et des Affaires Sociales a disparu du Programme de travail 1968-1969, attire l'attention du Comité des Ministres sur l'importance majeure qu'elle attache à la réunion de cette Conférence, dont l'ordre du jour devrait comporter l'élaboration des objectifs à poursuivre au cours des cinq ou dix prochaines années dans ce champ d'action du Conseil de l'Europe, et réitère en conséquence sa demande de convocation d'une telle Conférence ;
26. Accueille l'introduction dans le Programme de travail d'un nouveau chapitre relatif au cadre de vie local comme un premier pas dans le développement de ce champ d'activité dont elle a souligné l'importance prioritaire pour le Conseil de l'Europe dans sa Recommandation 516 (1968) : "L'aménagement du territoire et du cadre de vie de l'homme dans ses communautés urbaines et rurales" ;
27. Se félicite de la déclaration du représentant du Comité des Ministres devant l'Assemblée, le 6 mai 1968, selon laquelle le Comité mesure parfaitement "l'importante contribution que cette sphère d'activités peut apporter à l'unité européenne" et fait confiance au Comité pour prendre en conséquence les décisions finales nécessaires à l'ouverture de ce nouveau champ de la coopération intergouvernementale européenne, décisions au premier rang desquelles figurent la convocation d'une première Conférence européenne des Ministres responsables de l'aménagement du territoire et l'institution sur une base permanente du Comité de coopération pour les questions municipales et régionales ;
Chapitre VII : Son éducation traditionnelle et ses réalisations scientifiques
28. Enregistre avec une très grande satisfaction la décision prise par les Ministres de créer un Centre européen permanent de la jeunesse, qui répond au souhait qu elle a formulé à de multiples reprises ;
29. Considérant qu'il est indispensable d'associer les populations à la construction de l'union européenne et que l'information de l'opinion publique quant aux progrès réalisés est une des conditions premières de cette association,
30. Estime :
31. Insiste de nouveau sur le rôle essentiel que les autorités régionales et communales sont à même de jouer dans la diffusion et la mise en oeuvre des idées, principes, études ou recommandations élaborées par le Conseil de l'Europe, et sur l'instrument de choix que constitue, à cette fin, la Conférence européenne des Pouvoirs locaux.