L'Assemblée recommande également au Comité des Ministres d'inviter les États membres:
11.1 à intensifier leurs efforts visant à atteindre, si tel n'est pas encore le cas, l'objectif de consacrer 0,7 % de leur PNB à l'aide publique au développement, à augmenter substantiellement la part destinée au secteur social et aux programmes de population, et à prendre une part importante au financement des programmes prévus dans le programme d'action, en tenant compte des cinq critères de l'assistance future au développement énoncés dans sa
Résolution 981 (1992) (le degré de pauvreté dans les pays bénéficiaires, le respect des droits de la personne et de la démocratie, les efforts de réforme économique et sociale, la réduction des dépenses militaires, et la protection de l'environnement);
11.2 à promouvoir un système d'échanges internationaux ouvert et non discriminatoire, à réduire les dettes des pays en développement, à stimuler les investissements directs et à améliorer l'accès de ces pays aux technologies (en faisant en sorte que les investissements et les technologies soient compatibles avec le développement durable);
11.3 à veiller à ce qu'une partie suffisante des aides accordées à la réalisation du Programme d'action du Caire soit attribuée à la solution des problèmes démographiques des pays d'Europe centrale et orientale;
11.4 à favoriser la transformation de leurs processus de production et de leurs modes de consommation afin de les rendre compatibles avec les critères du développement durable, notamment en réduisant les flux de matière et d'énergie ainsi que le volume et la toxicité des déchets, conformément aux recommandations adoptées lors de la Conférence internationale sur l'environnement et le développement durable (Rio de Janeiro, juin 1992);
11.5 à mettre en place des politiques d'immigration transparentes, coordonnées au niveau européen et fondées sur la définition du nombre des migrants qu'ils sont prêts à accepter, la reconnaissance du droit à la réunification familiale, la mise en place de formes de migration temporaire, l'égalité des droits économiques et sociaux pour les migrants, les garanties de sécurité de séjour pour les migrants de longue durée, la lutte contre le racisme et l'intolérance, la protection des réfugiés;
11.6 à soutenir, au sein de l'Organisation des Nations Unies, la tenue d'une conférence internationale sur les migrations;
11.7 à éliminer toute discrimination à l'égard des femmes, en particulier en matière d'éducation et d'emploi, à favoriser leur participation égale à la vie publique et politique, à prendre des mesures afin de permettre aux femmes de concilier leur rôle de mère avec leurs activités professionnelles et à éliminer toute forme de violence contre les femmes, y compris le harcèlement sexuel;
11.8 à ratifier, si tel n'est pas encore le cas, la Convention des Nations Unies relative à l'élimination de toutes formes de discrimination à l'égard des femmes;
11.9 à renforcer leur appui à la famille et à respecter son caractère polymorphe, en assurant une assistance accrue aux familles monoparentales;
11.10 à respecter le droit de tous les couples et des individus de décider librement du nombre de leurs enfants et de l'espacement de leur naissance, et de disposer des informations nécessaires pour le faire;
11.11 à mettre des services de planification familiale à la disposition de tous ceux qui en ont besoin et qui souhaitent y avoir recours;
11.12 à assurer l'accès universel aux services de santé primaire, et notamment de santé maternelle et infantile, et à assurer la formation de la population quant à la prévention des maladies, en portant une attention particulière à la sensibilisation à la lutte contre le sida;
11.13 à donner une grande priorité à la réforme de leurs systèmes de retraite et d'assurance maladie, afin d'assurer le maintien des ressources et des soins médicaux au nombre croissant de personnes dépendant de ces systèmes;
11.14 à renforcer des filets de sécurité et des systèmes de soutien pour les personnes âgées.