10.1 d'inviter les gouvernements des Etats membres à s'engager en faveur d'un soutien accru à la reconstruction de la Bosnie-Herzégovine;
10.2 d'exhorter les gouvernements des Etats membres à contribuer au Fonds volontaire commun du Conseil de l'Europe et de l'OSCE afin d'assurer un financement adéquat de la Commission des droits de l'homme et des autres institutions pour lesquelles le Conseil de l'Europe a assumé des responsabilités spécifiques en vertu des accords de Washington et de Dayton, et d'affecter des contributions à cet effet;
10.3 d'inviter les Etats membres du Fonds de développement social du Conseil de l'Europe à continuer, outre les efforts qu'ils déploient déjà dans d'autres domaines, de soutenir le fonds en contribuant généreusement au compte judiciaire sélectif et en assurant le financement des projets grâce à ce compte;
10.4 de confirmer ses dispositions pour une présence régulière du Conseil de l'Europe à Sarajevo et de mettre en place les moyens de maintenir des contacts réguliers à Banja Luka, renforçant ainsi les liens avec les dirigeants politiques de toutes les régions de Bosnie-Herzégovine; et d'assurer un financement prioritaire pour ses programmes dans les domaines des droits de l'homme, de la démocratie, de la société civile, des médias et de la prééminence du droit, en application des principes inscrits dans les accords, et de prendre en considération à cet égard le patrimoine culturel et artistique, symbole de la tolérance et de la diversité multiculturelle, qui sont à la base du processus de normalisation pacifique;
10.5 de continuer à appuyer les «ambassades de la démocratie locale» dans le cadre du programme «mesures de confiance», en leur donnant les moyens nécessaires pour leur extension géographique et la mise en réseau de certaines de leurs activités, afin d'assurer un impact plus important à leur action;
10.6 de soutenir de façon accrue les projets en matière d'ingénierie territoriale qui, sur la base d'évaluations des besoins effectuées par le Conseil de l'Europe, permettront, grâce à la coopération de collectivités locales d'Europe, la reconstruction d'infrastructures communales (écoles, mairies, etc.);
10.7 de demander aux gouvernements des Etats membres qui accordent une protection temporaire à ceux qui ont fui le conflit d'allonger la durée de cette protection jusqu'à ce qu'ils puissent retourner chez eux en toute sécurité et dignité, que les conditions de vie fondamentales soient assurées et que les nouvelles institutions garantissant la démocratie et les droits de l'homme fonctionnent bien;
10.8 d'engager des moyens financiers pour des projets à mettre en œuvre aussi bien par le Comité directeur des autorités locales et régionales que par le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe, afin de développer la coopération transfrontalière dans la région comme moyen pour contribuer à résoudre le problème des réfugiés et des personnes déplacées;
10.9 d'exhorter tous les gouvernements à honorer leurs engagements au sein des Nations Unies en vue d'un financement adéquat du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, de manière à garantir l'efficacité de ses travaux, et d'inviter la Fédération de Russie, seul pays non membre de l'Otan et contribuant à l'IFOR à ne pas l'avoir encore fait, à adhérer au «mémorandum d'accord» sur les relations avec ledit tribunal;
10.10 d'envisager ses relations futures avec la République fédérale de Yougoslavie (Serbie et Monténégro) en fonction :
a de son respect et de sa mise en œuvre des valeurs, principes et normes du Conseil de l'Europe;
b du strict respect de ses engagements pris dans le cadre des accords, notamment s'agissant de la coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie;
c de sa réponse à la
Résolution 1077 (1996) de l'Assemblée relative aux demandeurs d'asile albanais du Kosovo.