a à entreprendre tous les efforts nécessaires afin d'aboutir le plus rapidement possible à l'interdiction totale de la fabrication, de l'emploi, du transfert et du stockage des mines antipersonnel à l'échelle mondiale;
b à s'engager à signer, lors de la prochaine Conférence d'Ottawa qui se tiendra du 2 au 4 décembre 1997, la convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, telle qu'elle a été négociée à la Conférence d'Oslo qui s'est déroulée du 1er au 19 septembre 1997;
c à adopter une législation pour interdire totalement les mines antipersonnel sur leur territoire ou, comme premier pas vers une interdiction totale, à introduire des mesures nationales d'interdiction, de suspension et d'autres mesures restrictives frappant les mines antipersonnel, en particulier en ce qui concerne leur emploi, leur production et leur transfert, et à assortir ces mesures de sanctions pénales;
d à prendre des sanctions pénales contre l'emploi de mines antipersonnel en violation des règles du droit international humanitaire;
e à imposer aux poseurs de mines la responsabilité de financer ou d'effectuer le déminage des mines qu'ils ont posées;
f à promouvoir l'établissement, dans les meilleurs délais, d'une zone exempte de mines antipersonnel dans l'ensemble des Etats membres et des Etats candidats au Conseil de l'Europe, où la fabrication, l'emploi, le transfert et le stockage des mines seraient totalement interdits;
g à intensifier leur soutien aux programmes humanitaires de déminage en soutenant, en particulier, les efforts dans la recherche de méthodes rapides et efficaces de déminage et de détection de mines;
h à contribuer aux programmes de réhabilitation et d'assistance aux victimes des mines en Europe et ailleurs dans le monde, avec pour objectif leur réinsertion sociale et leur retour dans la vie active;
i à encourager les médias à diffuser une information pertinente au sein des populations exposées au danger des mines antipersonnel afin d'éviter de nouvelles victimes;
j à sensibiliser leurs populations aux dangers des mines et à promouvoir des actions visant à mobiliser l'opinion publique internationale sur les effets néfastes des mines antipersonnel;
k s'ils ne l'ont pas encore fait, à ratifier sans délai la Convention des Nations Unies de 1980 sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination (Convention sur les armes classiques) et, en particulier, son Protocole no II révisé, sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de mines, pièges et autres dispositifs;
l à fournir aux organes compétents du Conseil de l'Europe, sur demande, la liste des sociétés productrices de mines établies sur leur territoire.