a à avoir le courage d'expliquer clairement à leur opinion publique que la nécessité d'une redistribution internationale des ressources entraînera une limitation de la croissance économique qui risque d'être inacceptable si elle ne correspond pas dans nos pays à une transformation de la société impliquant une répartition plus équitable des revenus et de la richesse, ainsi qu'une réelle amélioration de la qualité de la vie ;
b à coordonner efficacement leurs politiques économiques au niveau européen et dans le cadre international plus large, selon le cas, afin de stimuler les investissements productifs et d'instaurer un équilibre plus satisfaisant entre l'augmentation des dépenses et la production, compte tenu des différences de situation dans les divers secteurs de l'économie ;
c à appliquer des politiques sociales et des politiques de l'emploi sélectives aux secteurs de l'économie particulièrement touchés par la récession économique actuelle et/ou par les mesures anti-inflationnistes ;
d à tirer parti du cadre offert par le Conseil de l'Europe pour se concerter sur les aspects de ces politiques pour lesquels cette Organisation est particulièrement compétente, tels que la non-discrimination entre travailleurs nationaux et migrants, le recyclage, la législation sociale ;
e à poursuivre la réforme du système monétaire international, et à soutenir les initiatives prises en vue de la création de mécanismes multilatéraux de financement à moyen terme dans le cadre de la CEE et du FMI, afin de couvrir les déficits des balances de paiements ;
f à ne pas recourir à des mesures unilatérales limitant les échanges ou à des stimulations artificielles des exportations, conformément à la Déclaration adoptée par le Conseil de l'OCDE le 30 mai 1974 ;
g à prendre l'initiative, au sein du Conseil de l'OCDE, de prolonger cet accord au-delà de sa date d'expiration (30 mai 1975) ;
h à coordonner - par l'office des institutions internationales compétentes - leurs politiques énergétiques, afin de dépendre dans une mesure notablement plus faible des importations de pétrole, en intensifiant notamment leur coopération à moyen et à long terme dans les domaines de la recherche et du développement, de l'enrichissement de l'uranium et de l'utilisation rationnelle de l'énergie ;
i à encourager les actuelles négociations commerciales au sein du GATT, en vue notamment de réduire fortement les effets de distorsion sur les échanges créés par les barrières non tarifaires ;
j à faciliter le dialogue entre les pays industrialisés, les pays exportateurs de pétrole et les pays en voie de développement dépourvus de pétrole, afin de trouver des solutions aux problèmes spécifiques de ces trois groupes de pays, grâce à une coopération constructive à long terme dans les domaines économique, monétaire et technique ;
k à promouvoir, notamment dans le cadre de la CNUCED, la définition d'un ensemble de règles communes pour la répartition du revenu mondial que permet une économie mondiale prospère et ouverte.