En vue d'élaborer une politique énergétique à long terme saine et de nature à garantir les approvisionnements en énergie, à préserver, voire à améliorer, la qualité de l'environnement ainsi qu'à assurer une utilisation rationnelle des ressources naturelles, il est demandé aux Etats membres :
7.1 de poursuivre - notamment en maintenant les efforts actuels - les recherches fondamentales et appliquées, et les programmes de démonstration institués aux niveaux national et international, ainsi que d'en évaluer périodiquement les résultats du point de vue techno-économique, dans l'optique du potentiel commercial des sources d'énergie considérées ;
7.2 de réexaminer l'ordre de priorité attribué au développement des technologies fondées sur l'exploitation des sources d'énergie renouvelables et sur les économies d'énergie, en coordination avec les organisa,tions européennes et mondiales, ainsi que de mettre l'accent sur celles qui semblent les plus prometteuses compte tenu des ressources et des contraintes propres à chaque pays ;
7.3 de dresser des inventaires nationaux des ressources énergétiques renouvelables et de les diffuser le plus largement possible aux niveaux international, régional et local ;
7.4 de promouvoir d'une part la coopération entre les entreprises produisant des équipements pour l'exploitation des sources d'énergie renouvelables, d'autre part le transfert de technologie et la coopération entre les petites et moyennes entreprises pour faciliter l'adaptation de celles-ci à la demande potentielle ;
7.5 de promouvoir et de coordonner le transfert - sur une base non lucrative - des technologies concernant l'énergie renouvelable, des pays industrialisés vers le tiers monde. A cette fin, on procéderait notamment à la création :
a d'une agence internationale de l'énergie renouvelable (AIER), sur le modèle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), comme l'ont recommandé le Groupe de l'énergie solaire pour l'environnement et le développement des Nations Unies (UNSEGED) et le Gouvernement autrichien. Cette agence devrait coopérer avec les institutions onusiennes existantes (IDA, Unesco, FAO, OMS, OMM, PNUD, ONUDI, CNUCED, PNUE, la Banque mondiale et les banques régionales de développement), ainsi qu'avec l'Agence internationale de l'énergie de l'OCDE ;
b d'un réseau d'instituts de recherche sur les sources d'énergie renouvelables, comme l'a recommandé le Groupe consultatif des Nations Unies - composé d'experts de haut niveau - sur les sources d'énergie nouvelles et renouvelables ; c'est, d'ailleurs, un réseau de ce genre qui fonctionne actuellement sous l'égide des Centres européens pour l'énergie renouvelable (EUREC) ;
7.6 de garantir les prix de cession de l'énergie produite à partir de sources renouvelables au réseau de distribution à la lumière des législations italienne et allemande en vigueur depuis le 1er janvier 1991 ;
7.7 d'envisager l'introduction de technologies pour l'utilisation d'énergies renouvelables dans les habitations, les petites et moyennes entreprises, les exploitations agricoles, etc., par le biais de subventions financières et de mesures fiscales ;
7.8 de veiller à ce que, dans les investissements publics, on prenne en compte la possibilité d'utiliser des sources d'énergie renouvelables et d'appliquer des mesures d'économie d'énergie ;
7.9 d'instituer - lorsque c'est approprié et nécessaire - une législation et/ou des procédures administratives de nature à surmonter - en évitant toute discrimination - les obstacles à l'exploitation des sources d'énergie renouvelables ;
7.10 d'envisager l'augmentation ou l'introduction de taxes sur l'énergie d'origine fossile pour tenir compte des effets de cette énergie sur l'environnement et la santé ; les politiques nationales en cette matière devront être coordonnées au niveau international (par exemple accords sur l'émission de CO2) ;
7.11 de veiller à ce que l'information sur les sources d'énergie renouvelables et les techniques d'économie d'énergie soit diffusée largement entre tous ceux qui, en tant que producteurs ou consommateurs d'énergie, sont les mieux placés pour développer leur utilisation ;
7.12 de veiller à ce que l'enseignement sur les technologies liées aux sources d'énergie renouvelables figure au programme de l'université compétente ou de tout autre établissement d'enseignement postsecondaire (cet enseignement pourrait porter, par exemple, sur la prise en compte par l'architecture de l'énergie solaire passive).