L’Assemblée appelle plus particulièrement les gouvernements
des pays d’Europe centrale et orientale:
i à analyser les grandes tendances de la recherche au niveau
national et à évaluer l’efficacité des mesures prises ces dernières
années afin de développer les efforts de R&D et d’élaborer des
politiques explicites destinées à stimuler l’innovation technologique;
ii à augmenter le pourcentage du PIB affecté aux activités
de recherche et de développement technologique;
iii à soutenir des domaines prioritaires tels que la diffusion
du traitement des données électroniques, des technologies de l’information
et des télécommunications dans l’économie et la société, le développement
des petites entreprises axées sur la technologie, l’amélioration
de l’efficacité du transfert de technologies, la diffusion des technologies
respectueuses de l’environnement, l’accélération de la commercialisation
des résultats de la recherche et des inventions et, sur cette base,
le développement de l’infrastructure R&D;
iv à analyser l’impact, sur la coopération paneuropéenne
en matière de R&D, des mesures administratives officiellement
destinées à empêcher les préjudices dans le domaine de la coopération
économique et scientifique, comme celles qui ont été mises en œuvre
en Russie pour contraindre les chercheurs à informer leurs autorités
de tutelle de tous leurs contacts à l’étranger;
v à inviter les universités et les académies des sciences
à faire le point sur leurs rôles respectifs dans les systèmes nationaux
de R&D et à proposer, par exemple, des moyens de convertir les
instituts de recherche des académies des sciences en centres de
recherche et d’enseignement postuniversitaire;
vi à encourager le resserrement des liens entre recherche
et enseignement supérieur, lorsque ceux-ci ont été artificiellement
rompus pendant l’ère communiste, et à accompagner l’évolution des
organismes de recherche vers une meilleure prise en compte des besoins
de la société en général et des entreprises en particulier;
vii à intensifier la coopération entre leurs pays, afin de
permettre aux Etats retardataires de profiter de l’expérience des
plus performants en matière de restructuration des systèmes de R&D.