5. L’Assemblée soutient les efforts considérables de la banque en faveur de l’Europe du Sud-Est, en étroite coopération avec d’autres institutions financières, sous l’égide du Pacte de stabilité. Elle estime que des projets de la Berd tels que le Programme pour faciliter le commerce, les lignes de crédits pour le microfinancement et son projet «Turn Around Management» sont des exemples d’une nouvelle stratégie pragmatique pour la région, et voit dans ces domaines une opportunité majeure de coopération entre la Berd et la Banque de développement du Conseil de l’Europe.
6. Dans ce contexte, l’Assemblée se félicite de ce que les pays de la région aient fait montre récemment d’un esprit de coopération accru, et les encourage à aller plus loin, en particulier pour faciliter une future adhésion à l’Union européenne. A cet égard, il conviendrait de donner la priorité aux efforts pour lutter contre le crime organisé et la corruption, et pour instaurer un climat plus positif pour les investissements.
7. Il convient particulièrement de se féliciter du fait que la Berd ait repris des activités d’envergure en Fédération de Russie, entre autres parce que ce pays occupe une position centrale pour stimuler le développement économique de la région tout entière. L’Assemblée espère que l’actuel programme de réforme économique en Fédération de Russie permettra à la Berd d’y augmenter encore sa présence, en termes de financement.
8. L’Assemblée partage la préoccupation de la banque concernant la situation du secteur énergétique dans bon nombre de ses pays d’opération et la nécessité de renforcer à la fois la production et l’efficacité de l’utilisation de l’énergie, en vue de garantir la croissance économique en général, y compris en Fédération de Russie, en Ukraine et dans la région de la mer Caspienne. Elle soutient les efforts de la banque en vue de renforcer la sûreté nucléaire et l’encourage à élaborer une stratégie générale d’investissement pour tous ses pays d’opération, en étroite coopération avec eux, étant entendu qu’une telle entreprise suppose au préalable que les pays concernés ouvrent largement leurs marchés de l’énergie.
9. Compte tenu du fait qu’en décembre 2000 l’Ukraine, malgré sa pénurie énergétique, a satisfait à son engagement en vertu du mémorandum d’Ottawa relatif à la fermeture de la centrale nucléaire de Tchornobyl, l’Assemblée exhorte la banque à entamer le financement des projets pour la transformation du «sarcophage» de Tchornobyl en un système écologiquement sûr et pour l’achèvement de la construction d’installations de compensation, qui sont de la plus haute priorité et d’une importance vitale pour le secteur énergétique de l’Ukraine.
10. L’Assemblée se félicite de ce que la banque participe de plus en plus au développement du secteur privé dans des pays d’Asie centrale et encourage ces pays à appuyer l’effort de la banque par l’ouverture réciproque de leurs échanges et de leurs investissements.
11. L’Assemblée note avec satisfaction que la banque consulte de plus en plus la commission pour le respect des obligations et engagements des Etats membres du Conseil de l’Europe (commission de suivi) sur la situation de la démocratie, des droits de l’homme et de la prééminence du droit dans les pays d’opération de la banque. Elle se félicite également du dialogue accru entre la banque et des organisations non gouvernementales. Elle soutient pleinement la décision de la banque de suspendre des projets dans le secteur public, au Bélarus et au Turkménistan, étant donné que ces pays ne sont pas disposés à respecter ces valeurs. Elle espère que la décision de la banque de tenir sa prochaine assemblée annuelle en Ouzbékistan en 2003 sera l’occasion d’améliorer la situation dans ce pays en ce qui concerne la démocratie, les droits de l’homme, la prééminence du droit et le fonctionnement de la société civile.
12. Enfin, l’Assemblée encourage la Berd à commencer à réfléchir sur sa mission et, par là même, sur l’avenir de son existence au cours de la prochaine décennie, étant donné que certains de ses pays d’opération ont mené à bien leur transition vers une économie de marché, mais aussi dans la perspective des futurs élargissements de l’Union européenne et du fait que la banque risque d’entrer à terme en concurrence avec le secteur des banques commerciales ordinaires dans les pays les plus avancés.