a de mettre en place un système efficace de gestion des migrations en réponse à la demande de travail dans l’agriculture, avec une attention particulière aux activités saisonnières, grâce à des procédures transparentes engageant les employeurs, les administrations locales et les représentants des travailleurs;
b d’instaurer des réseaux de recrutement viables et équitables pour les travailleurs migrants temporaires ou saisonniers, si nécessaire grâce à la conclusion d’accords bilatéraux avec les pays d’origine potentiels, et de les faire largement connaître à la fois dans le pays nécessitant une main-d’œuvre saisonnière et dans les pays susceptibles de la fournir;
c d’octroyer aux travailleurs migrants temporaires ou saisonniers acceptés en vertu des procédures susmentionnées un permis de travail leur donnant, parmi d’autres droits, pleinement accès à la sécurité sociale dans le pays d’accueil. Les permis de séjour pourraient être renouvelables ou à entrées multiples et ne devraient pas être liés à un seul employeur. La délivrance répétée de permis de travail saisonniers ou temporaires devrait conduire à l’acquisition progressive de droits pour le bénéficiaire, dont le droit à la résidence de longue durée, le droit au regroupement familial et le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales;
d de prévoir une formation professionnelle et des cours de langue pour les travailleurs migrants à la fois dans les pays d’origine et dans ceux de destination, avec la participation active des administrations locales des deux pays, des employeurs et des représentants des travailleurs;
e d’encourager les autorités locales et les employeurs à fournir un logement décent et des services sociaux adaptés aux travailleurs étrangers, notamment aux travailleurs saisonniers;
f de définir et d’appliquer un cadre juridique approprié pour sanctionner les employeurs qui embauchent des travailleurs clandestins dans l’agriculture, ainsi que les pourvoyeurs de travailleurs migrants illégaux, par des peines proportionnelles à leurs actes, suffisamment sévères pour avoir un effet dissuasif, et qui augmentent en cas de récidive;
g de créer un groupe de travail interinstitutions, composé de représentants des services gouvernementaux compétents et d’associations d’employeurs ainsi que de représentants des travailleurs – y compris des travailleurs immigrés –, en vue de suivre la mise en œuvre effective du système de sanctions. Ce groupe de travail devrait également assurer la formation et la sensibilisation des divers services chargés de faire appliquer ces sanctions ainsi que des tribunaux compétents;
h d’introduire dans leur législation et leur réglementation la possibilité d’octroyer un permis de séjour aux travailleurs migrants qui coopèrent lors d’enquêtes ou de poursuites judiciaires en vue d’arrêter ou de juger les employeurs qui embauchent illégalement des travailleurs immigrés ou les fournisseurs de main-d’œuvre étrangère clandestine;
i d’introduire dans leur législation et leur réglementation la possibilité d’octroyer un permis de séjour pour raisons humanitaires aux travailleurs migrants qui ont été victimes de travail forcé;
j de signer et de ratifier la Convention internationale des Nations Unies sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.