A la lumière de ces considérations, l’Assemblée invite les
Etats membres du Conseil de l’Europe à prendre des mesures fermes
à différents niveaux et dans les différents domaines concernés,
et notamment:
3.1 à encadrer, au
niveau national, l’ouverture des marchés des jeux en ligne par le
biais d’une législation nationale rigoureuse et par la mise en place
d’autorités de régulation pouvant assurer le suivi de sa mise en
œuvre;
3.2 concernant les Etats membres qui sont aussi membres de
l’Union européenne, à exiger que la réglementation des jeux en ligne
soit clarifiée et communiquée clairement, et que les politiques nationales
respectives soient accompagnées d’une politique européenne en la
matière, avec également pour objectif de protéger les joueurs contre
l’addiction au jeu en ligne et les pratiques criminelles;
3.3 à étudier les possibilités d’affecter, au moins en partie,
les recettes fiscales provenant de la taxation des jeux en ligne
à des activités d’intérêt public et en particulier à la lutte contre
l’addiction au jeu;
3.4 à étudier davantage le problème du jeu pathologique et
ses conséquences sociales, notamment concernant les personnes les
plus vulnérables, ainsi que les phénomènes d’addiction associés;
3.5 à prendre en compte l’addiction au jeu en tant que grave
problématique sociale et de santé publique, et à développer des
politiques adaptées en réponse au jeu pathologique, y compris des mesures
de prévention telles que le contrôle de la publicité et de l’incitation
à la consommation de jeux, des programmes d’éducation sur la conscience
médiatique pour les jeunes et des mesures d’accompagnement des joueurs;
3.6 à développer des services de prise en charge et d’accompagnement
des personnes concernées par l’addiction au jeu, comparables à ceux
existant pour la prise en charge des addictions à des substances
psychoactives;
3.7 à promouvoir une offre légale de jeux en ligne qui pourrait
constituer une alternative attrayante aux offres illégales – qui
comportent davantage de risques d’addiction;
3.8 à inciter les opérateurs de jeux à développer des sites
de «jeu responsable»;
3.9 à lancer des campagnes nationales d’information sur le
danger du jeu en ligne;
3.10 à coopérer aux niveaux européen et international afin
d’harmoniser les démarches engagées vis-à-vis des opérateurs de
jeux illégaux et de tirer les enseignements des meilleures pratiques
en la matière.