La nécessité de mener une réflexion mondiale sur les implications de la biométrie pour les droits de l’homme
Recommandation 1960
(2011)
Auteur(s) :
Assemblée parlementaire
Origine
Texte adopté
par la Commission permanente, agissant au nom de l'Assemblée, le
11 mars 2011 (voir Doc.
12522, rapport de la commission des questions juridiques
et des droits de l'homme, rapporteur: M. Haibach; et Doc. 12528, avis de
la commission de la culture, de la science et de l'éducation, rapporteur:
Mme Brasseur).
Thesaurus
1. L’Assemblée parlementaire note
que le Conseil de l’Europe a déjà manifesté son engagement en matière
de protection des droits de l’homme dans le contexte de la protection
des données, notamment par l’adoption de la Convention pour la protection
des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère
personnel (STE no 108), et grâce à l’action du comité consultatif
de cette convention. L’Assemblée note également, dans ce contexte,
l’importance de la Convention pour la protection des droits de l’homme
et de la dignité de l’être humain à l’égard des applications de
la biologie et de la médecine: Convention sur les droits de l’homme
et la biomédecine («Convention d’Oviedo», STE no 164). Par conséquent,
le Conseil de l’Europe est bien placé pour promouvoir l’adoption,
au niveau européen, de règles d’utilisation de la biométrie.
2. Se référant à sa Résolution 1797 (2011), l’Assemblée invite
le Comité des Ministres:
2.1 à
réviser la Convention pour la protection des personnes à l’égard
du traitement automatisé des données à caractère personnel, afin
d’adapter cet instrument aux défis liés à l’émergence de nouvelles technologies,
y compris les technologies biométriques, notamment par l’élaboration
d’une définition de la notion de «données biométriques»;
2.2 à élaborer des lignes directrices à l’intention des Etats
membres, au sujet de cadres législatifs qui permettraient de trouver
un juste équilibre entre les intérêts des différentes parties concernées, notamment
la sécurité et le respect de la vie privée;
2.3 à continuer de suivre l’évolution des technologies biométriques
et à étudier leurs effets éventuels sur les droits de l’homme et
les libertés fondamentales inscrits dans la Convention européenne
des droits de l’homme (STE no 5) et les autres instruments du Conseil
de l’Europe relatifs à la protection des droits de l’homme.
3. L’Assemblée recommande également que le Comité des Ministres
développe sa coopération avec les Nations Unies, l’Organisation
de coopération et de développement économiques et l’Union européenne,
afin de comparer les règles en vigueur en matière de biométrie et
de promouvoir des principes cohérents en ce qui concerne son utilisation,
et elle invite les Etats non membres et l’Union européenne à devenir
parties à la Convention pour la protection des personnes à l’égard
du traitement automatisé des données à caractère personnel et à
la Convention d’Oviedo.