Mise en œuvre des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme
Addendum au rapport
| Doc. 12455 Add.
| 20 décembre 2010
- Commission
- Commission des questions juridiques et des droits de l'homme
- Rapporteur :
- M. Christos POURGOURIDES,
Chypre, PPE/DC
1 Introduction
1. Le présent addendum est une mise à jour des paragraphes
128-148 du rapport que j’ai consacré à la mise en œuvre des arrêts
de la Cour européenne des droits de l’homme
Note et qui a été adopté par
la commission des questions juridiques et des droits de l’homme
le 17 novembre 2010.
2. Je n’ai malheureusement pas pu me rendre en Turquie avant
l’adoption de ce rapport par la commission, bien que cette dernière
m’ait autorisé, par une décision du 29 janvier 2009, à effectuer
une visite d’information dans huit pays, dont la Turquie. Les demandes
réitérées depuis septembre 2009 auprès des autorités turques pour
accomplir cette mission avant l’achèvement du rapport sont restées
sans suite. L’invitation à me rendre Turquie ne m’est parvenue que
fort tard, lorsque j’ai rencontré M. Ahmet Davutoğlou, ministre
turc des Affaires étrangères, au cours de la réunion de la Commission
permanente de l’Assemblée le 12 novembre 2010 à Antalya.
3. Je me suis rendu à Ankara les 10 et 11 janvier 2011. Le résumé
des principales difficultés auxquelles se heurte l’exécution des
arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme au titre de la
Turquie figure en annexe 1. Le programme de cette visite figure
à l’annexe 2.
2 Turquie
4. En ce qui concerne la Turquie, 1 600 affaires environ
sont pendantes devant le Comité des Ministres, ce qui représente
16,5 % de sa charge de travail
Note. Ces affaires portent
sur de nombreuses questions
Note,
dont les plus anciennes sont les suivantes:
- l’impossibilité de rouvrir une procédure;
- l’emprisonnement à répétition pour objection de conscience;
- la liberté d’expression;
- la durée excessive de la détention provisoire;
- les actions des forces de sécurité;
- les questions concernant Chypre.
2.1 Impossibilité de rouvrir une procédure
5. Le groupe d’affaires
Hulki
Günes c. TurquieNote, dans
lesquelles les requérants ont été condamnés sur la base de déclarations
faites sous la contrainte et en l’absence d’un avocat, en violation
des articles 3 et 6, paragraphes 1 et 3.
c, de
la Convention européenne des droits de l’homme («la Convention»)
concerne le caractère inéquitable de procédures pénales. La réouverture
des procédures a été demandée par la Cour, mais la législation adoptée
qui porte modification des dispositions du Code de procédure pénale
ne prévoit la réouverture des procédures que pour les arrêts rendus
avant le 4 février 2003 et pour les affaires dans lesquelles la
Cour a été saisie après cette date; en conséquence, les affaires
pendantes à l’époque ne tombent pas sous le coup de la modification.
6. D’importantes pressions ont été exercées sur les autorités
turques ces sept dernières années, notamment par le Comité des Ministres:
deux lettres du Président du Comité des Ministres
Note, trois résolutions intérimaires
Note,
et une décision de septembre 2008
Note visant à examiner l’affaire
à chaque réunion régulière du Comité jusqu’à ce que les autorités
turques donnent des informations sur les mesures qu’elles envisagent
pour régler le problème. Le ministère de la Justice a finalement
indiqué qu’une disposition d’un projet de loi permettant la réouverture
des procédures en l’espèce avait été présentée au parlement pour
adoption. Ce texte, comme je l’ai appris au cours de ma visite,
a été retiré par la Commission de la justice du Parlement turc; j’ignore
si le Comité des Ministres en a été informé
Note. Dans ces conditions,
j’invite instamment le président de la délégation turque auprès
de l’Assemblée, ainsi que le Président (turc) de l’Assemblée, à
veiller à ce que le parlement réexamine cette décision.
2.2 Emprisonnement à répétition pour objection de
conscience au service militaire
7. Le problème de l’emprisonnement répété pour objection
de conscience, contraire à l’article 3, tient à la possibilité,
prévue par la législation, de poursuivre de manière répétée le requérant
tout au long de sa vie. Si quelques affaires ont été portées devant
la Cour, cela n’enlève rien au fait qu’il s’agit d’une violation
grave de la Convention. Dans l’affaire
Ülke
c. TurquieNote, le
requérant a été condamné à plusieurs reprises pendant un certain
nombre d’années pour avoir refusé de porter l’uniforme pour des
motifs de conscience, ce qui lui a valu au total 701 jours de prison.
Aujourd’hui, il se cache par crainte de nouvelles poursuites; il
n’a pas d’adresse officielle et a été contraint de rompre tout contact
avec les autorités administratives. Comme la Cour l’a déclaré, cette
vie équivaut «quasiment à une mort civile»
Note.
8. Les mesures de caractère individuel et les mesures de caractère
général sont en l’espèce étroitement liées. Malgré des résolutions
intérimaires adoptées en octobre 2007
Note et
en mars 2009
Note,
aucune information n’a été communiquée en réponse à l’arrêt de la
Cour au sujet des mesures de caractère individuel. En mars 2010,
les autorités turques ont indiqué au Comité des Ministres qu’elles
donneraient des informations concrètes sur les amendements à la
législation. Je me suis également enquis de l’évolution de cette
situation au cours de ma visite et j’espère obtenir très prochainement
des informations à ce sujet.
2.3 Liberté d’expression
9. Le groupe d’affaires
Inçal
c. TurquieNote concerne des atteintes injustifiées
à l’article 10 de la Convention en relation avec les condamnations
prononcées contre les requérants pour publication d’articles et
d’ouvrages. Le problème, qui date de 1998, n’est toujours pas réglé
treize ans après. Sous l’angle des mesures de caractère individuel,
les autorités turques ont indiqué qu’elles prendraient des mesures
pour effacer les condamnations de plusieurs requérants condamnés
en application de l’article 8 de la loi antiterrorisme no 3713 à
la suite de l’abrogation de cette dernière
Note.
10. Des mesures de caractère général ont été prises pour régler
le problème. A titre d’exemples, citons un certain nombre d’amendements
constitutionnels sur la liberté d’expression, une série de lois
visant à abroger et à amender les dispositions critiquables de la
loi antiterrorisme, et des initiatives de formation et de sensibilisation
des juges et des procureurs pour encourager l’application des normes
de la Convention, avec des exemples pratiques de juridictions internes
Note.
11. Ces amendements législatifs ne suppriment néanmoins pas la
cause du problème et reprennent le même contenu contraire à la Convention,
mais en des termes différents. De plus, les exemples de pratique des
tribunaux donnés par les autorités turques ne représentent pas des
éléments de preuve concluants du respect des dispositions de la
Convention, en particulier s’agissant de l’amendement de 2004 de
l’article 90 de la Constitution qui prévoit l’application directe
de la Convention dans le droit interne. Il est essentiel que la Convention
et la jurisprudence de la Cour apparaissent dans la législation
nationale turque et se reflètent dans son application. Sur ce point,
il faut préciser que le Comité des Ministres attend des informations
depuis septembre 2008.
2.4 Durée excessive de la détention provisoire
12. Le principal groupe d’affaires dans lesquelles la
durée excessive de la détention provisoire a représenté un problème
majeur est
Halise Demirel c. TurquieNote. La Cour a rendu un arrêt quasi
pilote dans l’affaire
Cahit Demirel c.
Turquie qui révèle les
«problèmes
répandus et systémiques découlant du dysfonctionnement du système
turc de justice pénale et de l’état de la législation turque pertinente»
Note.
Les tribunaux internes n’ont pas donné de raison pertinente ni suffisante
pour justifier leur décision d’étendre la détention, ce qui est contraire
à l’article 5, paragraphe 3, de la Convention, et les tribunaux
ont tendance à utiliser un vocabulaire stéréotypé qui ne tient pas
compte de la situation de la personne. Qui plus est, il n’existe
pas de recours effectif pour contester la légalité de la détention
provisoire et aucune réparation ne peut être obtenue, d’où une violation
des paragraphes 4 et 5, respectivement, de l’article 5.
13. Des mesures positives ont été prises par les autorités turques
moyennant des amendements à la législation, par exemple au Code
de procédure pénale (loi no 5271) entré en vigueur le 1er juin 2005.
Des garanties sont prévues pour que les raisons de la détention
soient données, que la poursuite de la détention provisoire soit
réexaminée tous les trente jours, que la durée maximale de la détention
provisoire ne soit pas supérieure à deux années pour les crimes
relevant d’une cour d’assises
Note et
pour qu’il existe un droit à réparation. Les autorités ont également
donné des informations sur l’application de certaines de ces dispositions
par les juridictions internes.
14. Les mesures législatives prises doivent être considérées comme
un progrès, mais les informations communiquées sur leurs modalités
d’application ne sont pas concluantes et d’autres éléments de preuve
sont nécessaires pour garantir que des raisons pertinentes et suffisantes
justifient la détention. De fait, des informations concernant une
décision de la Cour de cassation de décembre 2009 sur la responsabilité
pénale des juges qui ne communiquent pas ces raisons ont été reçues
et sont actuellement examinées par le Comité des Ministres. Quoi
qu’il en soit, les amendements apportés à la législation pour exécuter
une décision ne devraient pas présenter un risque de violations
futures. De plus, il convient de noter qu’aucune information n’est
donnée par les autorités turques sur la mise en place d’une voie
de recours effective pour contester la légalité de la détention
provisoire, ce qui doit désormais être envisagé avec toute la célérité
requise par le président de la délégation parlementaire turque.
2.5 Actions des forces de sécurité
15. Les actions antiterroristes des forces de sécurité
dans les années 1990 ont donné lieu à un afflux d’affaires devant
la Cour qui a constaté des violations au titre de plusieurs articles,
dont les articles 2, 3, 5, 8 et 13 ainsi que de l’article 1 du Protocole
no 1
Note.
Dans sa résolution intérimaire de 2008, le Comité des Ministres
a de nouveau recensé
Note les
problèmes structurels à l’origine de ces violations, notamment: l’inefficacité
des garanties procédurales relatives à la garde à vue, l’attitude
et la formation des forces de sécurité, l’établissement de la responsabilité
pénale au niveau national et les insuffisances pour garantir aux victimes
des réparations suffisantes
Note.
16. A la lumière de la résolution intérimaire du Comité des Ministres
de 2005
Note,
les autorités turques ont progressé sur la voie du règlement des
problèmes structurels: un cadre législatif permet aujourd’hui d’avoir
des garanties procédurales relatives à la garde à vue; les droits
de l’homme sont inscrits au programme de formation initiale des
forces de sécurité; la législation a été modifiée pour donner directement
effet à la Convention dans le droit interne turc régissant l’usage
de la force par le personnel de sécurité et une série de recours
effectifs a été mise en place pour compléter la «loi sur l’indemnisation»
du 27 juillet 2004, qui prévoit la possibilité d’accorder des réparations
financières pour les préjudices matériels subis en relation avec
des activités et des opérations terroristes menées entre juillet 1987
et décembre 2006.
17. Cela dit, la série des insuffisances que présentent toujours
les enquêtes sur les abus des forces de l’ordre continue de poser
un problème non négligeable. Le groupe d’affaires
Bati c. TurquieNotemet en évidence le fait que, malgré
les nombreuses années qui se sont écoulées, l’impunité continue
de régner faute d’enquête efficace. L’absence d’indépendance des
autorités d’enquête, l’impossibilité pour les requérants d’avoir
accès aux dossiers ou d’entendre des témoins ou des responsables
accusés et l’incapacité de suspendre les responsables malgré les
procédures dont ils font l’objet ne sont que quelques-unes des insuffisances contraires
au volet procédural des articles 2 et 3. Sous l’angle des mesures
de caractère individuel, des informations pour savoir si les enquêtes
seront rouvertes sont attendues. Sous l’angle des mesures de caractère
général, les articles 94 et 95 du nouveau Code pénal prévoient des
peines plus longues pour les abus susmentionnés et le ministère
de la Justice a pris des mesures pour garantir le transfèrement
en toute sécurité des détenus, mais rien n’a été fait pour s’attaquer
à la cause profonde du problème et des améliorations notables s’imposent.
18. Il convient aussi de noter que les actions des forces de sécurité
lorsqu’elles dispersent des manifestations pacifiques ne laissent
pas d’être préoccupantes. L’affaire
Oya
Ataman c. TurquieNote portait sur l’usage excessif
de la force en violation de l’article 11 de la Convention, liberté
de réunion, et le groupe d’affaires qui s’y rattache mettait en
évidence des violations des articles 3 et 13. Quelques amendements
ont été apportés au cadre juridique applicable à l’usage de la force
par la police dans ce domaine, le plus significatif portant sur
l’usage progressif et proportionné d’armes à feu. Le Comité des
Ministres attend cependant des informations sur les modalités d’application
pratique de ces amendements depuis avril 2008
Note.
2.6 Points préoccupants spécifiques
19. L’affaire interétatique
Chypre
c. TurquieNote porte sur la situation qui existe
dans la partie nord de Chypre depuis l’occupation de cette région
par la Turquie en 1974 (acte qualifié par euphémisme d’«organisation d’opérations
militaires») et la division durable de la République de Chypre ainsi
que l’occupation militaire de 40 % du territoire national du pays.
Actuellement, le Comité des Ministres suit de près les questions
relatives aux personnes disparues et aux droits de propriété des
Chypriotes grecs déplacés
20. Pour ce qui est de la question des personnes disparues, des
mesures supplémentaires s’imposent pour que des enquêtes effectives
portent sur le sort de ces personnes. Cela dit, les autorités turques
n’ont pas, à ce jour, répondu à la demande d’informations du Comité
des Ministres qui souhaite connaître les mesures concrètes envisagées
dans le prolongement des travaux du Comité sur les personnes disparues
à Chypre en vue des enquêtes effectives exigées par l’arrêt
Note.
21. En ce qui concerne les droits de propriété des Chypriotes
grecs déplacés, le Comité des Ministres examine actuellement les
conséquences de la décision de la Grande Chambre de la Cour rendue
le 5 mars 2010 sur la recevabilité de la requête
Demopoulos c. TurquieNoteet sept autres affaires. La Cour
a conclu dans cette décision que la loi 67/2005 de décembre 2005,
d’après laquelle toutes les personnes physiques et morales revendiquant
des droits sur des biens mobiliers ou immobiliers peuvent saisir
la Commission des biens immobiliers, «offre un cadre accessible
et effectif pour le redressement d’allégations d’atteintes au droit au
respect de biens appartenant à des Chypriotes grecs».
22. Dans l’affaire
Xenides-Arestis
c. TurquieNote,
le
Comité des Ministres a déjà adopté deux résolutions intérimaires
dans lesquelles il invite instamment les autorités turques à verser
la satisfaction équitable octroyée par la Cour en 2006. Le fait
que ce versement n’ait toujours pas été effectué est inacceptable.
2.7 Observations supplémentaires
23. Malgré l’indéniable et d’ailleurs considérable amélioration
de la situation des droits de l’homme en Turquie
Note, qui a été qualifiée de «révolution
légale silencieuse», il importe néanmoins que les autorités turques poursuivent
et intensifient les initiatives prises pour se conformer aux arrêts
de la Cour de Strasbourg, dont un nombre substantiel figurent sur
les rôles du Comité des Ministres depuis des années. Comme le précise
la déclaration que j’ai faite à l’issue de ma visite (voir l’annexe
2), «les autorités turques, qui président en ce moment le Comité
des Ministres du Conseil de l’Europe, doivent montrer l’exemple
et prendre d’urgence des mesures déterminantes pour respecter les
arrêts de la Cour de Strasbourg» et «je compte sur mes collègues parlementaires
pour, notamment, exercer un contrôle efficace et adopter rapidement
une législation qui permettra de lutter contre une certaine lenteur
dans ce domaine». Il est indispensable de revoir complètement le
mode de fonctionnement du système judiciaire, qui est écrasé par
une charge de travail excessive, mais dont les effectifs et les
moyens sont insuffisants
Note.
La plupart de mes interlocuteurs d’Ankara ont admis la gravité de
cette situation, confirmée par le Président turc lui-même
Note. A
cet égard, il convient de noter l’important projet de l’Union européenne
et du Conseil de l’Europe, destiné à renforcer le rôle joué par
les autorités judiciaires suprêmes dans les normes européennes,
en vue notamment d’entamer une nouvelle modification du cadre normatif,
de manière à le conformer à l’acquis de l’Union européenne et aux
droits et libertés garantis par la Convention européenne des droits
de l’homme, selon l’interprétation retenue par la Cour de Strasbourg.
Parmi les bénéficiaires de ce projet figurent la Cour constitutionnelle,
la Cour de cassation, le Conseil d’Etat et le Conseil supérieur
de la magistrature et du parquet
Note.
24. Enfin, autre source de préoccupation, les autorités turques
ont souvent mis des années à informer le Comité des Ministres des
progrès réalisés. Il apparaît donc indispensable de mettre en place
une structure parallèle, au sein même du Parlement turc, pour permettre
à l’organe législatif du pays de favoriser et de suivre l’évolution
de la situation de façon plus rigoureuse. Je souscris à cet égard
pleinement aux initiatives prises par certains membres de la Commission
d’enquête des droits de l’homme de l’Assemblée nationale, qui ont proposé
d’étendre le mandat de la commission à la prise d’initiatives législatives,
ce qu’elle n’est pas en mesure de faire aujourd’hui. Ce texte, qui
est en cours d’examen devant le parlement, pourrait comporter – comme
mentionné au cours de ma conversation avec le président de la Commission
d’enquête des droits de l’homme – une disposition prévoyant le contrôle
parlementaire effectif et régulier de l’exécution des arrêts de la
Cour de Strasbourg par la Turquie
NoteNoteNoteNoteNoteNoteNoteNote.
Annexe 1 – Résumé des problèmes principaux rencontrés
dans la mise en œuvre des arrêts de la Cour européenne des droits
de l’homme au titre de la Turquie
|
Arrêt de principe
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Description de l’affaire
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Aksoy c. Turquie (Requête
no 21987/93, arrêt du 18 décembre 1996) et 205 autres arrêts; Résolutions intérimaires
ResDH(2005)43 et CM/ResDH(2008)69
|
Diverses violations de la Convention résultant
d’actions des forces de sécurité, en particulier dans le sud-est
de la Turquie (destruction injustifiée de biens, disparitions, torture et
mauvais traitements au cours de la garde à vue et exécutions par
des membres des forces de sécurité, défaut d’enquête effective au
sujet d’allégations de ces abus).
|
|
Bati c. Turquie (Requête
nos 33097/96 et 57834/00, arrêt du 3 juin 2004) et 60 autres arrêts
|
Défaut d’indépendance des autorités chargées d’enquêter sur
des actions des forces de sécurité.
|
|
Chypre c. Turquie (Requête
no 25781/94, arrêt du 10 mai 2001 – Grande Chambre); Résolutions
intérimaires ResDH(2005)44 et CM/ResDH(2007)25
|
Diverses violations de la Convention en rapport
avec la situation dans la partie nord de Chypre à la suite des opérations
militaires turques, en 1974 (personnes disparues, conditions de
vie des Chypriotes grecs établis dans la partie nord de Chypre,
droits des Chypriotes turcs vivant dans la partie nord de Chypre,
propriétés et biens appartenant à des personnes déplacées).
|
|
Inçal c. Turquie (Requête
no 22678/93, arrêt du 9 juin 1998) et 93 autres arrêts; Résolutions
intérimaires ResDH(2001)106 et ResDH(2004)38
|
Atteintes injustifiées à la liberté d’expression
des requérants, compte tenu notamment de leur condamnation par les
cours de sûreté de l’Etat pour publication d’ouvrages ou d’articles
et préparation de messages destinés au public.
|
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Halise Demirel c. Turquie (Requête
no 39324/98, arrêt du 28 janvier 2003) et Cahit
Demirel c. Turquie (Requête no 18623/03, arrêt du 7 juillet
2009) et 121 autres arrêts
|
Durée excessive de la détention provisoire.
|
|
Hulki Güneş c. Turquie (Requête
no 28490/95, arrêt du 19 juin 2003) et 3 autres arrêts; Résolutions
intérimaires ResDH(2005)113, CM/ResDH(2007)26 et CM/ResDH(2007)150
|
Défaut d’indépendance et impartialité judiciaire,
procédure judiciaire inéquitable, mauvais traitements infligés pendant la
garde à vue.
|
|
Oya Ataman c. Turquie (Requête
no 74552/01, arrêt du 5 mars 2007) et 19 autres arrêts
|
Usage excessif de la force par les forces de sécurité
dans le cadre de la dispersion de manifestations pacifiques.
|
|
Ülke c. Turquie (Requête
no 39437/98, arrêt du 24 janvier 2006); Résolutions intérimaires
CM/ResDH(2007)109, CM/ResDH(2009)45 et DD(2009)56
|
Traitements dégradants infligés au requérant,
condamné et emprisonné à plusieurs reprises pour s’être opposé au service
militaire.
|
|
Xenides-Arestis c.
Turquie (Requête no 46347/99, arrêts du 22 décembre 2005
et du 7 décembre 2006); Résolutions intérimaires CM/ResDH(2008)99
et DD(2009)540
|
Violation du droit au respect de la vie privée
résultant du refus continu de laisser la requérante accéder à ses
biens dans la partie nord de Chypre et négation totale de ses droits
de propriété.
|
Annexe 2
Informations générales sur la visite du rapporteur
en TurquieNote
Programme de la visite à Ankara
Lundi 10 janvier 2011
9 h 20 : Entretien avec M. L. Kurt, juge, chef de service,
DG Droit international et relations extérieures, ministère de la
Justice
10 h 25 : Entretien avec M. M. Çöğgün, directeur général adjoint,
Direction Europe et affaires étrangères, ministère de l’Intérieur
14 h 00 : Entretien avec M. O. Yurdakul, juge, secrétaire
général adjoint de la Cour suprême de cassation
15 h 30 : Réunion avec M. A. Kuyucu et M. S. Kütahya, procureurs
généraux adjoints, et Mme I. Altuntaş, Cour suprême de cassation
16 h 45 : Entretien avec M. M. O. Paksüt, vice-président,
Cour constitutionnelle
Mardi 11 janvier 2011
9 h 00 : Réunion avec les représentants de la société civile
10 h 00 : Entretien avec M. Z. Üskül, président de la Commission
d’enquête des droits de l’homme de l’Assemblée nationale
11 h 15 : Entretien avec M. K. Esener, directeur général adjoint,
ministère des Affaires étrangères
12 h 45 : Réunion avec les membres de la délégation turque
auprès de l’Assemblée parlementaire
13 h 15 :Déjeuner offert par M. E. Cebeci, président de la
délégation turque auprès de l’Assemblée parlementaire
Communiqué de presse publié au
terme de la visite:
http://assembly.coe.int/ASP/NewsManager/FMB_NewsManagerView.asp?ID=6222&L=1