Incompatibilité de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Déclaration du Caire
Réponse
| Doc. 13454
| 24 mars 2014
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée
à la 1194e réunion des Délégués des Ministres (12 mars 2014). 2014 - Deuxième partie de session
- Réponse à
- Question écrite n° 651 (Doc. 13412)
1. Comme il a déjà eu l’occasion de le souligner,
notamment dans sa Déclaration du 1er juillet 2009 sur les droits
de l’homme dans nos sociétés culturellement diverses, le Comité
des Ministres attache la plus haute importance au principe selon
lequel tous les droits de l’homme sont universels, indissociables,
interdépendants et intimement liés. C’est au regard de ce principe
que, dans cette même déclaration, le Comité des Ministres insistait
« sur l’obligation des Etats membres, en tant qu’ultimes garants
du principe du pluralisme, de garantir à tous la jouissance effective
des droits de l’homme, en particulier de ceux consacrés par la Convention européenne
des droits de l’homme » et qu’il indiquait qu’ « il est indispensable
de considérer les droits de l’homme et les libertés fondamentales
comme un socle commun pour tous : aucune pratique ni tradition culturelle,
religieuse ou autre, ne peut être invoquée pour empêcher des individus
d’exercer leurs droits fondamentaux ou d’être des acteurs actifs
de la société, et les droits de toute personne ne doivent pas être indûment
restreints sur la base de leurs pratiques culturelles et religieuses ».
2. Les prérogatives du Comité des Ministres, s’agissant des arrêts
rendus par la Cour européenne, sont définies à l’article 46 de la
Convention européenne des droits de l’homme. Le Comité rappelle
cependant que les Etats parties sont juridiquement liés par le respect
de leurs obligations en application de la Convention, indépendamment
des autres instruments juridiques auxquels ils décideraient de souscrire
d’adhérer dans le cadre d’autres organisations internationales.
3. Le Comité des Ministres souligne l’importance d’œuvrer en
faveur du dialogue interculturel, y compris dans sa dimension interreligieuse.
Comme l’indique le Livre blanc « Vivre ensemble dans l’égale dignité », lancé
lors de la 118e Session ministérielle, « apprendre à vivre ensemble,
dans un contexte de diversité culturelle croissante tout en respectant
les droits de l’homme et les libertés fondamentales, est devenu
l’une des principales exigences de notre époque et restera pertinente
pour de nombreuses années ».