Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Les autorités russes poursuivent leur campagne de stigmatisation
à l’égard des personnes LGBT. Par exemple:
En septembre, le président Poutine a affirmé que la reconnaissance
des partenariats enregistrés entre personnes du même sexe ouvrait
«la voie directe à l’avilissement et.... à une crise démographique
et morale profonde». En décembre, il a proclamé que la tolérance
pour les relations sexuelles non traditionnelles constituait l’acceptation
absolue de l’égalité entre le bien et le mal.
En novembre, l’ombudsman des droits de l’enfant a dit «qu’une
petite minorité n’a pas le droit de détruire l’humanité et.....de
plonger nos enfants dans le chaos au nom de la soi-disant liberté
relationnelle».
En novembre, le président de la Cour constitutionnelle russe
s’est prononcé contre «les tentatives vigoureuses d’imposer sur
notre société (par actes de propagande et mesures législatives)....
l’exigence de tolérer n’importe quelle émancipation relative à l’orientation
sexuelle et à l’identité de genre». Le même mois, les chaînes de télévision
de l’Etat russe ont présenté un faux documentaire, qui dévoilait
une conspiration étrangère ayant pour but la propagande homosexuelle
et la destruction morale et spirituelle de la Russie. Le présentateur
du documentaire accuse les pays occidentaux de «porter atteinte
à la Russie» et accuse les personnes LBGT «de sodomie» et de «comportement
pervers».
Dans le sillage de cette campagne de diffamation, la violence
et la discrimination contre la communauté LGBT s’aggravent. Nous
demandons aux autorités russes de mettre fin aux discriminations
et au Conseil de l’Europe de les condamner sans réserve.