Persécutions politiques dans la République de Moldova
Réponse à Question écrite
| Doc. 13947
| 18 janvier 2016
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée
à la 1244e réunion des Délégués des Ministres
(13 janvier 2016). 2016 - Première partie de session
- Réponse à Question écrite
- : Question écrite n° 695 (Doc. 13901)
1. Le Comité des Ministres
rappelle l’obligation pour tous les Etats membres de respecter les
droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme.
2. Lors de l’examen par les Délégués des Ministres de la question
écrite de l’honorable parlementaire, le représentant de la République
de Moldova a réitéré l’importance que ses autorités attachent au
respect des droits de l’homme, y compris les libertés de réunion
et d’association garanties par l’Article 11 de la Convention de
sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales,
qui énonce limitativement les restrictions dont l’exercice de ce
droit peut faire l’objet.
3. Le Comité rappelle l’obligation pour tous les Etats membres
du Conseil de l’Europe de respecter ces libertés conformément à
l’article 11 de la Convention, et intimement liées à la liberté
d’expression, elle-même garantie par l’article 10 de la Convention.
Des restrictions à ces libertés ne sont admissibles que dans
le respect du second paragraphe de l’article 11 qui dispose:
«2. L’exercice de ces droits ne
peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues
par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société
démocratique, à la sécurité nationale, à la sûreté publique, à la
défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection
de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés
d’autrui. Le présent article n’interdit pas que des restrictions
légitimes soient imposées à l’exercice de ces droits par les membres
des forces armées, de la police ou de l’administration de l’Etat».
Le Comité rappelle également que la Cour européenne des droits
de l’homme peut être saisie d’une requête par toute personne qui
s’estime victime d’une violation de ces droits.