Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
La présence de perturbateurs endocriniens dans notre environnement
est un problème qui prend de l’ampleur et appelle une réaction urgente.
L’on trouve essentiellement ces substances chimiques dans les plastiques, les
cosmétiques, les pesticides, etc. Les perturbateurs endocriniens
dérangent le fonctionnement de notre système hormonal et affectent
considérablement l’équilibre hormonal des êtres humains et des animaux
(y compris leur progéniture), comme l’Organisation mondiale de la
santé (OMS) le signalait déjà en 2002. L’exposition aux perturbateurs
endocriniens peut causer de graves maladies, nuire à la fertilité
et au développement des enfants, et induire l’obésité, le diabète,
le cancer, des dérèglements du système immunitaire et des troubles
du comportement, comme l’autisme.
Des analyses approfondies ont révélé qu’une telle pollution
de l’eau par des perturbateurs endocriniens n’est pas rare. Leur
présence dans les eaux résiduelles des industries pose problème
parce que ces substances toxiques se retrouvent dans le sol. Par
conséquent, l’eau potable et les produits de l’agriculture comme
les fruits et les légumes y sont exposés. Il s’agit non seulement
d’un danger pour la santé publique, mais aussi d’une violation d’un
droit fondamental, le droit à une eau potable propre (Résolution
64/292 des Nations Unies).
L’Assemblée parlementaire devrait procéder à l’examen approfondi
du problème de la présence de perturbateurs endocriniens dans l’eau,
et ainsi préserver le droit fondamental à une eau potable propre.