Dans le cadre des tâches générales sus-visées, le Bureau européen de la Main-d'oeuvre pourrait notamment être chargé des fonctions concrètes suivantes :
a assouplissement des procédures administratives (formalités douanières, concession et renouvellement des permis de travail, etc...) afin de faciliter la circulation des travailleurs migrants, qualifiés ou non, notamment à la suite de la libération des échanges et des nécessités de la production pour la défense;
b institution d'un réseau de centres d'accueil, de triage et de placement qui puissent stimuler la demande et augmenter l'absorption des contingents des travail-, leurs migrants;
c recueil systématique des informations sur les conditions d'emploi et sur les possibilités du marché du travail, afin d'arrêter les plans les plus efficaces d'émigration et de formation des travailleurs en vue de l'émigration, notamment au moyen de programmes coordonnés de formation et de réadaptation professionnelles;
d contribution à la solution du problème des transports, notamment dans le cas de l'émigration outre-mer. Le Bureau européen de la Main-d'oeuvre devrait pressentir certaines sources possibles de financement ? internationales, gouvernementales ou privées ? avec tous les documents nécessaires à la justification de ses demandes en faveur d'initiatives en matière d'émigration;
e action en faveur des accords de Sécurité sociale, visant surtout à résoudre le problème des droits sociaux des travailleurs rapatriés et des familles qui ne se déplacent pas avec les emigrants. Le cas échéant, cette solution pourrait être recherchée dans la création d'un fonds international de compensation des cotisations et prestations versées dans des pays différents;
f encouragement aux travailleurs migrants de former des entreprises?coopératives ou autres ? susceptibles de contribuer efficacement au développement économique des pays intéressés et dont la caractéristique serait d'exiger un modeste capital pour chaque ouvrier employé;
g études en vue de l'institution d'un passeport de travail ou d'une carte d'identité professionnelle qui faciliterait les déplacements de certaines catégories de travailleurs, compte tenu de leur métier ou de leur capacité professionnelle.
h L'Assemblée considère que, au stade actuel de l'évolution sociale, tous les droits à la Sécurité sociale doivent être considérés comme personnels et non comme territoriaux (jure personae, non jure loci) ; ces droits, normalement alimentés par les contributions des travailleurs doivent par conséquent suivre le travailleur migrant dans tous ses déplacements.
Pour l'application de ces principes, la commission propose à l'Assemblée l'adoption du texte suivant :