À la lumière de ces considérations, l’Assemblée appelle les
États membres du Conseil de l’Europe:
5.1 à reconnaître les langues des signes en tant que langues
officielles, si tel n’est pas déjà le cas, dans la Constitution
ou par une loi spécifique;
5.2 à assurer l’accès des personnes sourdes aux services publics
en fournissant une interprétation en langue des signes;
5.3 à assurer une éducation inclusive, à proposer une éducation
en langue des signes aux enfants sourds et une interprétation en
langue des signes si nécessaire;
5.4 à former les enseignants aux langues des signes;
5.5 à proposer des cours de langue des signes aux parents
et aux fratries d’enfants sourds;
5.6 à soutenir la formation et le recrutement d’interprètes
en langues des signes qui accompagneraient les personnes sourdes;
5.7 à soutenir la création et la diffusion de programmes culturels
en langues des signes, et à diffuser des programmes télévisés avec
une interprétation en langue des signes;
5.8 à soutenir l’enseignement des langues des signes au-delà
de la communauté sourde, y compris dans les crèches;
5.9 à soutenir la recherche et le développement de technologies
d’assistance aux personnes sourdes;
5.10 à apporter leur soutien au Centre européen pour les langues
vivantes du Conseil de l’Europe, notamment à ses activités concernant
les langues des signes;
5.11 à fournir, sur une base volontaire, des informations sur
l’utilisation et la protection des langues des signes au Comité
d’experts de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (COMEX),
qui pourront être utiles en cas de discussions sur ce sujet à l’avenir;
5.12 à lancer des campagnes de sensibilisation afin de déconstruire
les stéréotypes négatifs relatifs aux personnes sourdes et à célébrer
la Journée internationale des langues des signes le 23 septembre en
proposant des actions visant à promouvoir les langues des signes.