Les interfaces cerveau-machine: nouveaux droits ou nouveaux dangers pour les libertés fondamentales?
Recommandation 2184
(2020)
Auteur(s) :
Assemblée parlementaire
Origine
Texte
adopté par la Commission permanente, agissant au nom
de l’Assemblée, le 22 octobre 2020 (voir Doc. 15147, rapport de la commission des questions juridiques et
des droits de l'homme, rapporteur: M. Olivier Becht).
1. L’Assemblée renvoie à sa Résolution 2344 (2020) «L’interface
cerveau-machine: nouveaux droits ou nouveaux dangers pour les libertés
fondamentales?». Elle rappelle que cette résolution a été adoptée
alors que des travaux pertinents étaient en cours au sein du Conseil
de l’Europe, menés par le Comité de bioéthique (DH-BIO), pour les
neurotechnologies, et par le Comité ad hoc sur l’intelligence artificielle
(CAHAI).
2. En conséquence, l’Assemblée demande au Comité des Ministres:
2.1 de soutenir les travaux du DH-BIO
sur les droits de l’homme et les neurotechnologies, y compris en
complétant son mandat existant afin de garantir que la possibilité
de protéger les «neurodroits» par le biais d’un protocole additionnel
à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales
(STE no 5) est prise en considération;
2.2 de tenir compte des effets potentiellement sans équivalent
et sans précédent de l’intelligence artificielle sur les droits
de l’homme en relation avec les systèmes d’interface cerveau-machine
(ICM) lors de l’évaluation de la faisabilité d’un cadre juridique
pour l’intelligence artificielle.