Diverses formes de déplacement de populations (déplacement de risque) sont interdites par de nombreux traités internationaux. La IVe Convention de Genève de 1949, le Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1977, la Convention relative aux droits de l’enfant et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale interdisent tous le déplacement de parties de la population habitant les territoires sous le contrôle de l’État ou restreignent considérablement la liberté des États et de leurs représentants de procéder à de tels déplacements.
D’autres formes de déplacement (déplacement d’adaptation) sont dues au changement climatique, à la migration de main-d’œuvre, au développement économique inégal des différentes régions du pays, à l’éloignement des principaux centres culturels, etc. Volontaire par nature, ce type de déplacement est entretenu par le désir naturel des êtres humains de rechercher une vie meilleure dans un environnement propice.
Quelles que soient ses causes, le déplacement modifie le paysage culturel et politique des États et des régions. L’un des changements importants qui l’accompagnent est une polarisation accrue entre ceux qui vivent sur des territoires qui en subissent les conséquences de manière différente. Cette polarisation limite la capacité des populations de trouver un terrain d’entente, fait obstacle au fonctionnement des institutions démocratiques, réduit la diversité culturelle et diminue la tolérance à l’égard de la différence.
L’Assemblée parlementaire devrait reconnaître les effets cachés du déplacement et étudier ses répercussions sur la polarisation de l’environnement politique.