Violation par l’Ukraine de la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains
Réponse à Question écrite
| Doc. 15220
| 09 février 2021
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée lors de la 1394e réunion
des Délégués des Ministres (3 février 2021). 2021 - Deuxième partie de session
- Réponse à Question écrite
- : Question écrite n° 753 (Doc. 15141)
1. Le Comité des Ministres a examiné la
question soumise par l’honorable parlementaire; il est conscient que
la question de la gestation pour autrui et de ses enjeux est complexe
et sensible au niveau national, européen et international.
2. En réponse, le Comité des Ministres souhaite souligner que
la gestation pour autrui ne figure pas parmi les formes d’exploitation
explicitement mentionnées par la Convention sur la lutte contre
la traite des êtres humains, dont le suivi est assuré par le Groupe
d’experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA).
3. Le Comité des Ministres rappelle que l’Ukraine entretient
une coopération de longue durée et un dialogue constructif avec
le GRETA sur la mise en œuvre de la Convention. Il relève également
que l’Ukraine est déterminée à continuer à améliorer ses lois, ses
politiques et ses mesures de mise en œuvre face aux défis dans ce
domaine, et que le GRETA a demandé à l’Ukraine de lancer et de soutenir
davantage de recherches sur les différents aspects de la traite
des êtres humains, y compris sur les possibles liens entre la traite
et la gestation pour autrui.
4. D’un point de vue général, il convient de souligner que la
lutte contre la traite concerne autant les pays d’origine que ceux
de transit et de destination. C’est pourquoi des efforts devraient
être entrepris au niveau interrégional, en renforçant la coopération
internationale dans le plein respect de la souveraineté et de l’intégrité
territoriale des États membres, et en mettant en œuvre les bonnes
pratiques.