Dans sa Résolution 2339 (2020), l’Assemblée parlementaire notait que la pandémie de covid-19 n’avait pas seulement révélé les inégalités structurelles déjà présentes dans les sociétés européennes mais qu’elle les avait aussi exacerbées. L’Assemblée encourageait les États à se mettre au travail immédiatement pour améliorer les réponses apportées et pour engager la transition vers une société plus inclusive que cette crise impose.
Aujourd’hui, la pandémie est toujours loin d’être terminée et ses effets discriminatoires continuent à creuser les inégalités. Les confinements augmentent le risque de violences domestiques et de violences fondées sur le genre; l’écart salarial et les inégalités de pension fondés sur le genre s’accentuent pour les femmes qui ont quitté le marché du travail pour s’occuper de leurs enfants ou de proches vulnérables; les inégalités en matière d’état de santé et de conditions de vie continuent à exposer certains groupes à des risques plus élevés de tomber malades; la formation et l’insertion professionnelle des jeunes sont compromises; les jeunes comme les personnes âgées souffrent d’un isolement persistant; les financements alloués aux programmes de lutte contre les inégalités sont réaffectés; et l’on observe aussi des inégalités en matière d’accès à la vaccination.
Les États sont maintenant face à un double défi: en plus de continuer à lutter contre la pandémie, ils doivent s’employer d’urgence à bâtir un avenir plus juste et plus inclusif.
L’Assemblée devrait examiner et analyser de près la situation actuelle, à la recherche d’initiatives qui permettent effectivement d’éradiquer les inégalités et les discriminations. Sur la base de ses constats, elle devrait adresser des recommandations actualisées aux États membres dans ce domaine, en tirant les leçons de la pandémie pour promouvoir l’égalité et la non-discrimination en Europe.