Le dictateur bélarusien Loukachenko et son régime violent le droit international et les droits de l'homme avec une intensité et une brutalité croissantes.
L'Assemblée parlementaire doit exiger la libération immédiate de Roman Protasevich, arrêté illégalement, et de tous les dirigeants et activistes des forces politiques démocratiques et de la société civile du Bélarus.
L'Assemblée devrait condamner l'atterrissage forcé, assimilable à un détournement, d'un avion de passagers de l'Union européenne le 23 mai 2021, lors de son vol Athènes-Vilnius. Cet incident est un acte terroriste contre les États membres de l'Union européenne et leurs citoyens et il faut se féliciter du fait que l'OTAN, l'Union européenne, les États-Unis et de nombreux autres représentants de la communauté internationale démocratique aient condamné cette action en termes clairs.
La répression massive exercée par les autorités biélorusses contre leurs propres citoyens constitue une violation manifeste du droit international. Les récentes déclarations officielles d'hommes politiques biélorusses selon lesquelles les autorités du pays ont l'intention de poursuivre les actes de répression contre leurs opposants, tant dans le pays qu'à l'étranger, sont inacceptables. Il en va de même de la pratique récemment observée des autorités du Bélarus consistant à faciliter le trafic illégal de migrants via le Bélarus vers la Lituanie et la Pologne, en guise de vengeance pour les politiques de ces pays en faveur de la démocratie au Bélarus.
L'Assemblée devrait donc, sans délai, enquêter et préparer un rapport sur ces questions.