Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Nous sommes profondément préoccupés par la répression des partisans de l’indépendance, qui a débuté en 2017 et se poursuit aujourd’hui.
Le président catalan Puigdemont (membre du Parlement européen élu) a été récemment arrêté en Italie, à l’aéroport d’Alghero, à la suite d’un mandat d’arrêt européen.
La stratégie judiciaire de la Cour suprême d’Espagne compromet le principe de solidarité entre les membres de l’espace de l’Union européenne et porte atteinte aux droits humains fondamentaux. Elle a échoué en Allemagne, en Belgique, en Écosse et, espérons-le, en Italie.
L’Assemblée parlementaire a reconnu par le passé que le recours à l’extradition ou à la levée irrégulière de l’immunité ne devait pas être utilisé de manière abusive pour faire taire les initiatives dérangeantes.
En outre, il importe que nous nous appliquions à protéger et à promouvoir un discours non violent, aussi dérangeant soit-il, dans la mesure où son incrimination ne fait qu’aviver les blessures actuelles, au détriment de nos valeurs.
Les institutions européennes ne doivent par conséquent plus chercher à éluder ce débat, y compris celui de l’autodétermination, et doivent recourir aux moyens dont elles disposent pour garantir la représentation parlementaire.
Nous appelons les autorités espagnoles à renoncer immédiatement aux mandats d’arrêt européens et demandes d’extradition en cours à l’encontre de l’ensemble des responsables politiques catalans en exil.
Nous encourageons l’octroi d’une amnistie à toutes les personnes qui font l’objet d’un harcèlement judiciaire et l’engagement de négociations politiques sérieuses, en vue de parvenir à une solution solide qui satisfasse les aspirations des Catalans, conformément aux recommandations adressées en juin dernier par l’Assemblée.