Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Depuis l'adhésion de la Roumanie au début de 2007, l'Union européenne a une frontière directe avec la République de Moldova. Les relations entre l'Union européenne et la République de Moldova ont donc pris une importance considérable ces dernières années. Un nouveau cadre juridique reflétant l'ambitieux programme européen de la République de Moldova a été négocié et l'intégration sectorielle dans divers domaines s'est accélérée. Cependant, le chemin n'a pas été sans heurts et, après des années d'espoir d'une intégration européenne rapide, le pays est revenu à la captation de l'État.
Après des manifestations de rue prolongées en 2019, les Moldaves ont réussi à installer un gouvernement pro-européen et Vladimir Plahotniuc, l'oligarque qui s'est emparé des institutions de l'État, a fui le pays par crainte des poursuites judiciaires. Le nouveau Gouvernement moldave a promis de faire avancer le pays, de lutter contre la corruption et le crime organisé. Mais les institutions précédemment sous tutelle ont eu besoin de temps pour se consolider, et les efforts de lutte contre la corruption n'ont pas donné les résultats escomptés. Pourtant, le pays a continué à se rapprocher de l'Europe.
Le projet européen est né de la nécessité d'éviter la guerre sur le continent et d'œuvrer à la prospérité. Il est donc essentiel de combattre les menaces extérieures par l'unité, la solidarité et les valeurs partagées.
Ainsi, l'Assemblée parlementaire se félicite de l'annonce de la Commission européenne d'accorder le statut de candidat à l'Union européenne à l'Ukraine et à la République de Moldova, suite à leurs demandes d'adhésion à l'Union européenne, et de son soutien constant au développement d’un partenariat mutuel bénéficiant à tous les Européens.