Depuis que la Fédération de Russie a lancé son agression à grande échelle contre l’Ukraine, le 24 février 2022, des milliers de personnes ont quitté la Russie. Beaucoup craignent d'être persécutées pour s'être opposées à l'invasion de l'Ukraine; d'autres ne veulent pas prendre part à une guerre d'agression qu'elles désapprouvent pour des raisons politiques et morales. L’annonce de la mobilisation partielle en Fédération de Russie a provoqué un nouvel exode, principalement d’hommes qui tentent d'éviter d’être enrôlés dans l’armée, ainsi que des manifestations contre la guerre dans des dizaines de villes de Russie.
Les autorités du Bélarus participent à cette guerre d'agression en permettant le passage des troupes russes et en apportant un soutien logistique. Il semble que des troupes soient en train d'être déployées. Bien que la liberté d’expression soit très limitée dans le pays, la société civile bélarusse manifeste son opposition à la guerre d'agression.
L'Europe doit sanctionner les régimes russe et bélarusse pour la guerre d'agression contre l'Ukraine. Il lui incombe aussi de soutenir ceux qui s'opposent à la guerre et de les aider à faire entendre leur voix.
En juin dernier, dans un appel commun adressé aux membres du Parlement européen et de l'Assemblée parlementaire, une large alliance regroupant des membres de la société civile de 20 pays, dont le Mouvement russe des objecteurs de conscience, qui a ouvertement condamné l'agression militaire russe, a demandé aux gouvernements européens d'accorder une protection et l'asile aux objecteurs de conscience et aux déserteurs russes et bélarusses, entre autres.
L’Assemblée doit être solidaire avec les manifestations et mouvements anti-guerre russes et bélarusses, y compris avec les déserteurs de guerre et l’opposition politique à l’intérieur de ces pays et à l’étranger. Elle doit les aider dans leur lutte contre la désinformation et à contribuer à la démocratisation de la Russie et du Bélarus. Ces personnes sont peut-être notre meilleur espoir de paix, qui n'est toujours pas en vue.