L’attaque violente perpétrée le 24 septembre 2023 dans le nord du KosovoNote par un commando de paramilitaires serbes, comptant le vice-président du parti liste serbe Milan Radoičić, est préoccupante. L’attaque a été menée à l’aide d’armes de guerre lourdes contre des patrouilles de police du Kosovo, tuant un policier kosovar. Cette agression sur le territoire du Kosovo devrait être condamnée. Les mobilisations répétées des forces armées serbes le long de la frontière du Kosovo et l’enlèvement de trois policiers kosovars en juin 2023 sont aussi alarmants. La paix et la stabilité dans la région sont de plus en plus menacées.
L’Assemblée parlementaire devrait appeler les États membres du Conseil de l’Europe à condamner avec la plus grande fermeté l’attaque du 24 septembre 2023. Elle devrait également appeler les États membres de l’Union européenne à lever les mesures adoptées contre le Kosovo en juin, et demander aux autorités serbes de traduire en justice les personnes responsables de l’attaque qui résident actuellement en Serbie, conformément à l’État de droit.
En outre, l’Assemblée devrait demander au Gouvernement du Kosovo de divulguer toutes les preuves de l’attaque et de se coordonner avec les institutions internationales compétentes au Kosovo pour vérifier si les preuves sont convaincantes. La Serbie devrait s’abstenir de toute nouvelle escalade qui saperait l’ordre constitutionnel de la République du Kosovo, comme condition préalable à la poursuite des négociations d’adhésion à l’Union européenne et au décaissement de fonds. Il s’agit notamment de se garder de tenir des discours de haine et de diffuser des mensonges dénués de tout fondement sur le «nettoyage ethnique» et les «pogroms» dans la République du Kosovo.