Les discours de haine et les menaces de violence visant des élus sont un sujet de profonde préoccupation et compromettent gravement le bon fonctionnement de nos démocraties. Les assassinats de Jo Cox et de Sir David Amess, députés britanniques, et de Walter Lübcke en Allemagne, ont rappelé avec brutalité la nécessité d’agir.
Les actes commis en ligne et hors ligne, qui vont des violences verbales et du harcèlement à l’intimidation, en passant par les agressions physiques, les menaces contre les familles et les personnes, et les violences meurtrières, visant souvent de manière disproportionnée les élues, ont souligné l’urgence de remédier à un climat qui favorise de plus en plus l’hostilité, incite au discours de haine et normalise les abus. Si rien n’est fait, ce climat risque de peser sur la qualité et la diversité des processus démocratiques.
Il est essentiel de garantir un discours civil constructif permettant aux citoyens de participer pleinement au débat sans craindre la violence ou le harcèlement pour édifier des sociétés sûres et inclusives dans lesquelles prospèrent le pluralisme politique et le respect des institutions démocratiques. Compte tenu de la nécessité impérieuse de protéger la démocratie et la culture politique, l’Assemblée parlementaire devrait élaborer des recommandations tendant à préserver la sécurité des élus, à promouvoir un plus grand respect dans le discours public et à accroître et à maintenir la confiance et la compréhension mutuelles.