Santé mentale et bien-être des enfants et des jeunes adultes
Recommandation 2263
(2023)
Auteur(s) :
Assemblée parlementaire
Origine
Discussion
par l’Assemblée le 13 octobre 2023 (24e séance)
(voir Doc. 15829, rapport de la commission des questions sociales, de
la santé et du développement durable, rapporteur: M. Simon Moutquin). Texte adopté par l’Assemblée le
13 octobre 2023 (24e séance).
1. L'Assemblée parlementaire se réfère
à sa Résolution 2521
(2023) «Santé mentale et bien-être des enfants et des
jeunes adultes». Elle est convaincue que ce sujet devrait bénéficier
d'une plus grande priorité dans les États membres du Conseil de
l'Europe et souligne l'importance de donner aux enfants et aux jeunes adultes
des moyens et de les faire participer aux processus de prise de
décision qui les concernent, en particulier au sujet de leur santé
et de leur bien-être.
2. L'Assemblée salue le travail du groupe de rédaction sur l’élaboration
d’un guide de bonnes pratiques sur la participation des enfants
au processus de prise de décisions sur des questions relatives à
leur santé (BIO/ENF-CP). À cet égard, l'Assemblée recommande au
Comité des Ministres de charger le groupe de rédaction d'œuvrer
en étroite coordination avec l'Organisation mondiale de la santé
(OMS) et d'autres agences des Nations Unies s’occupant de cette
question, afin de garantir une approche de la santé mentale harmonisée
et fondée sur les droits, en particulier pour les enfants et les
jeunes adultes.
3. L'Assemblée recommande en outre au Comité des Ministres de
rappeler au Comité directeur pour les droits humains dans les domaines
de la biomédecine et de la santé (CDBIO) la position ferme de l'Assemblée, de
la Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, des
agences et mécanismes pertinents des Nations Unies (y compris le
Comité des droits des personnes handicapées (Comité CDPH) et l'OMS),
ainsi que celle d’experts indépendants et de personnes ayant une
expérience effective, contre le recours à la coercition dans le
domaine de la santé mentale. Les soins de santé mentale doivent
être fournis sur une base volontaire et doivent toujours respecter
l'autonomie de la personne qui reçoit les soins. Toute décision
du Comité des Ministres doit refléter cet impératif des droits humains
et être prise conformément à la Convention des Nations Unies relative
aux droits des personnes handicapées, telle qu'interprétée par le
Comité CDPH.