«Restez silencieux quand les enfants dorment, ne restez pas silencieux quand les enfants meurent»
Le Conseil de l'Europe trouve ses origines et sa raison d'être dans la protection des droits humains. Depuis le 7 octobre 2023, le conflit entre le Hamas et l'État d'Israël a un impact catastrophique sur la vie de millions de personnes dans les territoires palestiniens, principalement (mais pas exclusivement) à Gaza, et en Israël.
À Gaza, on estime que 33 700 Palestinien·ne·s ont été tué·e·s, dont 70 % sont des enfants et des femmes. Des centaines d'Israélien·ne·s sont toujours retenu·e·s en otage. On estime à 75 000 le nombre de blessés graves. Des milliers d'enfants doivent se débrouiller seuls, sans personne pour s'occuper d'eux. La moitié de la population est menacée de famine. Tout cela dans des situations d'insécurité extrême, notamment en raison du manque de nourriture, d'eau, d'abris et de fournitures médicales. Il est clair que les personnes les plus vulnérables, comme les nombreux enfants, les femmes enceintes, les malades et les personnes âgées, sont les plus durement touchées par les conditions difficiles et le manque de sécurité.
En conséquence, plusieurs institutions internationales ont déjà exprimé leur vive inquiétude face à cette situation, y compris la Cour Internationale de justice (CIJ), le Conseil de Sécurité des Nations Unies, l'UNICEF et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Ces faits montrent qu'il est grand temps que l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe s'exprime sur la situation humanitaire à Gaza, en Cisjordanie et en Israël. L’Assemblée devrait enquêter sur les conséquences du conflit sur les femmes et les enfants suite aux signaux d'alerte émis par les organisations non gouvernementales du monde entier et les institutions susmentionnées, en particulier de la CIJ dans son Ordonnance du 28 mars 2024, du Conseil de Sécurité dans sa résolution S/RES/2728(2024) du 25 mars 2024, ainsi que par la directrice générale de l'UNICEF, Catherine Russell, exprimés dans plusieurs déclarations sur Gaza (par exemple celle datée du 7 février 2024) et du Secrétaire Général des Nations Unies, António Guterres.