L’Assemblée demande en conséquence au Comité des Ministres
de recommander aux États membres et observateurs du Conseil de l’Europe:
2.1 de prendre des mesures urgentes
au titre de la Stratégie du Conseil de l’Europe pour les droits de
l’enfant (2022-2027), de la Charte sociale européenne (STE no 35
et no 163 (révisée)), de la Convention
européenne des droits de l’homme (STE no 5,
article 4 interdisant l’esclavage et la servitude), de la Convention
du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation
et les abus sexuels (STCE no 201, «Convention
de Lanzarote»), de la Convention sur la cybercriminalité (STE no 185,
«Convention de Budapest»), de la Convention du Conseil de l’Europe
sur la lutte contre la traite des êtres humains (STCE no 197),
ainsi que de la Convention des Nations Unies relative aux droits de
l’enfant, de la Convention de l’Organisation internationale du travail
sur les pires formes de travail des enfants (Convention no 182)
et de l’Appel à l’action de Durban sur l’élimination du travail
des enfants, afin de s’attaquer aux causes profondes du travail
des enfants et d’éradiquer effectivement le travail des enfants,
en particulier les pires formes d’exploitation des enfants par le
travail forcé dans les ateliers clandestins, l’industrie du sexe,
les forces armées ou les réseaux criminels;
2.2 d’adhérer aux instruments juridiques susmentionnés s’ils
ne l’ont pas encore fait;
2.3 d’exploiter les possibilités de coopération avec l’Union
européenne, l’Organisation internationale du travail, l’Organisation
de coopération et de développement économiques, l’Organisation internationale
pour les migrations et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance
en vue d’accélérer l’action mondiale visant à éliminer le travail
des enfants.