En juillet 2024, les Vénézuéliens se sont rendus dans les bureaux de vote même si les conditions n’étaient pas propices à la tenue d’élections libres et équitables. Il existe des éléments solides établissant que plus de 70 % des Vénézuéliens ont voté pour le changement. Pourtant, le Conseil électoral du Venezuela, organe politisé, a déclaré Nicolás Maduro vainqueur avec 51 % des suffrages.
Le Parlement européen a appelé l’Union européenne à faire tout son possible pour que Edmundo González Urrutia, le Président légitime et démocratiquement élu du Venezuela, puisse prendre ses fonctions le 10 janvier 2025. L’Assemblée parlementaire devrait réfléchir, avec les groupes de la société civile et l’opposition, aux moyens d’exercer le maximum de pression sur le régime de Maduro et son entourage proche pour qu’ils acceptent la volonté démocratique du peuple vénézuélien.
Comme l’a souligné l’économiste vénézuélien Jorge Jraissati, les actes de Maduro auront de graves conséquences dans son pays et en dehors, des répercussions semblables à celles qui ont conduit près de huit millions de Vénézuéliens à fuir le pays ces dernières années et à vivre en exil dans des États membres du Conseil de l’Europe.
L’Assemblée devrait examiner la situation au Venezuela, exprimer son soutien politique aux groupes de la société civile vénézuélienne et aux individus qui se mobilisent pour promouvoir la démocratie, les droits humains et l’État de droit dans le pays et révéler l’aide que le régime de Maduro apporte à l’Iran et à la Fédération de Russie en lien avec l’agression que cette dernière a lancée contre l’Ukraine.