Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Des informations alarmantes en provenance de Géorgie semblent indiquer que le parti au pouvoir se prépare à usurper les prochaines élections législatives.
Elles font notamment état d'une campagne d'intimidation de grande ampleur menée à l'encontre des candidats de l'opposition et de leurs partisans, dont les locaux sont saccagés et dont les familles sont menacées, apparemment en toute impunité. Des militants de l'opposition ont également subi des agressions physiques.
Les électeurs sont par ailleurs intimidés par la diffusion de fausses informations qui remettent en cause le secret du vote: «le gouvernement saura comment vous avez voté et vous aurez à en subir les conséquences».
Grâce à un détournement de la législation anti-corruption, de nombreux groupes nationaux d'observation des élections sont empêchés de faire leur travail, avant même l'entrée en vigueur de la loi «sur les agents de l'étranger».
Enfin, il semble que la Commission électorale centrale ait récemment été placée sous le contrôle du parti au pouvoir.
Ces agissements ont créé un environnement préélectoral dans lequel il est extrêmement difficile d'organiser des élections libres et équitables. Afin d'obtenir la reconnaissance internationale des résultats des élections, les autorités doivent cesser d'agir de manière antidémocratique et faire marche arrière.
Le rôle joué par les observateurs internationaux des élections, y compris celui de l'Assemblée parlementaire, est donc crucial pour permettre au peuple géorgien de déterminer librement son avenir.