La population de Gaza – y compris ses enfants – est confrontée à la famine, à la déshydratation et au manque d’accès aux soins médicaux. Depuis le 2 mars 2025, aucune aide n’a été autorisée à entrer. Le 25 avril, le Programme alimentaire mondial a annoncé avoir épuisé tous ses stocks alimentaires. Le 2 mai, le Comité international de la Croix-Rouge a prévenu que les opérations humanitaires étaient «au bord de l’effondrement total». Les organisations basées sur le terrain rapportent qu’il ne reste aucune zone sûre à Gaza. Les civils n’ont aucun lieu sûr où se réfugier.
Ces évolutions surviennent dans le contexte d’appels répétés de l’Assemblée parlementaire – notamment dans sa Résolution 2582 (2025) et dans le débat d’actualité du 10 avril 2025 – exhortant Israël à autoriser l’entrée de l’aide humanitaire et à respecter le droit international humanitaire. Ces appels ont été ignorés et la situation s’est encore aggravée.
Si le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens se sont incontestablement rendus coupables de graves violations – notamment en commettant les attaques du 7 octobre, en obstruant l’aide et en continuant de détenir des otages – Israël, en tant qu’État souverain et observateur auprès de l’Assemblée, porte une responsabilité distincte et essentielle en vertu du droit international. Le statut d’observateur auprès de l’Assemblée est accordé aux États qui démontrent un engagement durable à l’égard des valeurs fondamentales du Conseil de l’Europe dans le domaine des droits humains, de la démocratie et de l’État de droit. Ce statut peut être suspendu en cas de violation persistante de ces principes.
L’Assemblée devrait par conséquent: