Protéger le droit de manifester: défendre la Marche des fiertés de Budapest
Déclaration écrite
No.
807
| Doc. 16155
| 09 juillet 2025
- Signataires :
- M. Max LUCKS,
Allemagne, SOC ; Mme Sofia AMLOH,
Suède, SOC ; M. Gergely ARATÓ,
Hongrie, SOC ; Mme Petra BAYR,
Autriche, SOC ; M. Iulian BULAI,
Roumanie, ADLE ; M. Edmunds CEPURĪTIS,
Lettonie, SOC ; M. Christophe CHAILLOU,
France, SOC ; M. Yves CRUCHTEN,
Luxembourg, SOC ; Mme Cat ECCLES,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Edite ESTRELA,
Portugal, SOC ; Lord Michael GERMAN,
Royaume-Uni, ADLE ; Mme Michelle GRÉAUME,
France, GUE ; Baroness Ruth HUNT,
Royaume-Uni, SOC ; M. Mattias JONSSON,
Suède, SOC ; Mme Saskia KLUIT,
Pays-Bas, SOC ; Mme Bisera KOSTADINOVSKA-STOJCHEVSKA,
Macédoine du Nord, SOC ; M. Christophe LACROIX,
Belgique, SOC ; M. José LATORRE,
Espagne, SOC ; Mme Luz MARTINEZ SEIJO,
Espagne, SOC ; Mme Giulia MURATORI,
Saint-Marin, SOC ; Mme Wanda NOWICKA,
Pologne, SOC ; Mme Kate OSBORNE,
Royaume-Uni, SOC ; M. George PAPANDREOU,
Grèce, SOC ; Mme Manuela PERTEGHELLA,
Royaume-Uni, ADLE ; Mme Valérie PILLER CARRARD,
Suisse, SOC ; Mme Filiz POLAT,
Allemagne, SOC ; Mme Agnes Sirkka PRAMMER,
Autriche, SOC ; Mme Marijana PULJAK,
Croatie, ADLE ; M. Ivan RAČAN,
Croatie, SOC ; Mme Azadeh ROJHAN,
Suède, SOC ; M. Stefan SCHENNACH,
Autriche, SOC ; M. Georgios STAMATIS,
Grèce, PPE/DC ; Mme Patricia STEPHENSON,
Irlande, NI ; Mme Susanna VELA,
Andorre, SOC ; Mme Gala VELDHOEN,
Pays-Bas, SOC
Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
L’interdiction de la Marche des fiertés de Budapest constitue
une grave violation des libertés de réunion et d’expression. Cette
décision s’inscrit dans une tendance plus large et croissante à
la discrimination, soutenue par l’État, à l’encontre de la communauté
LGBTI+ en Hongrie et porte atteinte aux valeurs démocratiques fondamentales.
Ces dernières années, les autorités hongroises n'ont cessé
de restreindre les droits des personnes LGBTI+ en promulguant des
lois qui limitent la liberté d’expression, nient l’identité de genre
et stigmatisent la communauté. L'interdiction de la Marche des fiertés
de Budapest s'inscrit dans la continuité de ces formes préoccupantes
de violations des droits humains.
La liberté de réunion est un droit fondamental consacré par
le droit international et européen des droits humains. La Cour européenne
des droits de l’homme a constamment affirmé que les États ont l’obligation positive
d’assurer la sécurité publique tout en protégeant le droit de manifester
pacifiquement. Cette interdiction, sous prétexte de préoccupations
liées à l’ordre public, est injustifiée et établit un dangereux précédent
pour d'autres restrictions des libertés civiques.
Nous appelons les autorités hongroises:
- à revenir sur la décision d’interdire la Marche des fiertés
de Budapest et à veiller à ce qu’elle puisse avoir lieu sans entraves;
- à garantir la sécurité et les droits des personnes LGBTI+
et de leurs allié·es lors des manifestations publiques;
- à respecter les engagements pris par la Hongrie en faveur
des libertés fondamentales en tant qu’État membre du Conseil de
l’Europe.