Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Nous sommes profondément préoccupés par le fait que, 51 ans après l'invasion turque de Chypre, en 1974, des centaines de familles chypriotes grecques et chypriotes turques continuent de vivre dans l'angoisse et l'incertitude quant au sort de leurs proches disparus.
Nous soulignons que la question des personnes disparues constitue une violation continue des droits humains, notamment du droit à la vie, du droit au respect de la vie familiale et de l’interdiction des traitements inhumains et dégradants.
Nous rappelons les arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme, en particulier l’arrêt Chypre c. Turquie (2001), dans lequel la Cour a conclu à une violation continue de la Convention européenne des droits de l'homme (STE n° 5) parce que la Türkiye n'avait pas mené d'enquête effective.
Nous demandons instamment à la Türkiye de permettre un accès total et sans entrave aux archives militaires et aux zones d'accès restreint de la partie occupée de Chypre.
Nous appelons à une coopération renforcée des Parties avec le Comité sur les personnes disparues à Chypre (CMP); il s'agit de mettre à disposition des ressources suffisantes, d'assurer la transparence et d'apporter un soutien politique afin d'accélérer le processus de localisation, d'identification et de restitution des dépouilles aux familles.
Nous insistons sur le fait que la vérité, la responsabilité et la réconciliation à Chypre sont essentielles pour faire la lumière sur le sort des personnes disparues, et nous demandons instamment à l'Assemblée parlementaire de maintenir cette question parmi ses priorités.