D’après les données du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), le nombre de victimes de violences sexuelles en France en 2024 a augmenté de 7 % par rapport à l’année précédente, ce qui représente 122 600 victimes, et les viols et tentatives de viol ont augmenté de 9 %. Entre 2016 et 2024, le nombre de victimes de violences sexuelles a plus que doublé.
En Allemagne, le nombre d’affaires de pornographie mettant en scène des enfants ou des jeunes sur internet a doublé entre 2020 et 2022, pour atteindre 48 821 cas. En 2022, 15 520 cas d’abus sexuels sur des enfants ont été enregistrés. Le nombre de viols, d’agressions sexuelles et d’agressions sexuelles particulièrement graves recensés par la police a quasiment doublé entre 2014 et 2024, s’élevant à 13 320 cas.
La publication de ces faits est bienvenue. Ce n’est qu’en nommant le problème que nous pourrons trouver une solution durable. Les États membres du Conseil de l’Europe devraient publier des statistiques détaillées à ce sujet afin que l’Assemblée parlementaire puisse examiner la situation en matière de sécurité (ou d’insécurité) et formuler des recommandations sur les bonnes pratiques à mettre en œuvre.
En outre, l’Assemblée devrait appeler les États membres à améliorer la formation et l’équipement de la police et des autorités judiciaires pour lutter contre les violences sexuelles; à veiller à ce que les victimes de violences sexuelles bénéficient d’un accès rapide et effectif à des voies de recours judiciaires, à des mesures de protection adéquates et à la meilleure assistance médicale et psychologique possible; à débattre de manière transparente, à titre prioritaire et avec la participation du public, des raisons de la hausse des violences sexuelles et à tirer des conclusions politiques ambitieuses afin de combattre les causes profondes de ce phénomène. L’Assemblée devrait également insister sur l’importance de la sécurité internationale ainsi que de la coopération et de l’échange de données entre les États membres afin de soutenir la lutte contre les violences sexuelles.