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Élection de juges à la Cour européenne des droits de l’homme

Liste et curriculums vitae des candidats présentés par le Gouvernement de l'Espagne

Communication | Doc. 16465 | 03 septembre 2026

Auteur(s) :
Secrétaire Général·e de l'Assemblée parlementaire

1 Liste et curriculums vitae des candidats présentés par le Gouvernement de l’EspagneNote

Lettre de Mme Rosa Velázquez Álvarez, Ambassadrice, Représentante permanente de l’Espagne auprès du Conseil de l'Europe, à Mme Despina Chatzivassiliou, Secrétaire Générale de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, en date du 16 juillet 2026.

Madame la Secrétaire Générale,

Suivant les instructions, j'ai l'honneur de répondre à votre lettre du 8 août 2025, concernant la liste des candidatures pour l’élection du juge de la Cour européenne des droits de l'homme au titre de l’Espagne.

La procédure de sélection a été publiée par l'arrêté PJC/2025/2026 du 11 mars 2026, conformément aux dispositions de l'article 3 du décret royal 972/2020 du 10 novembre 2020, qui régule la procédure de sélection pour la proposition des candidatures du Royaume d'Espagne en vue de la désignation des membres de la Cour de justice de l'Union européenne et de la Cour européenne des droits de l'homme.

En vertu de la décision du Conseil des Ministres du 26 mai 2026, les candidats suivants sont proposés, par ordre alphabétique:

  • Mr Luis Jimena Quesada
  • Ms Ana María Salinas de Frías
  • Mr Daniel Sarmiento Ramírez-Escudero

Je vous saurais gré de bien vouloir transmettre ces informations ainsi que les documents joints, qui incluent les curriculums vitae des trois candidats, à la commission sur l'élection des juges à la Cour européenne des droits de l'homme.

(…)

2 Informations sur la procédure nationale de sélection des candidats à l’élection au poste de juge à la Cour européenne des droits de l’homme au titre de l’Espagne

Extraits du certificat relatif à la liste proposée de trois candidatures, établi par le secrétaire du Comité de sélection, 22 juin 2026:

(…)

2.La procédure visant à remplacer la juge qui représente actuellement l’Espagne, Mme María Elósegui Itxaso, a été lancée par l’arrêté ministériel PJC/205/2026 du 11 mars 2026 portant convocation de la procédure de sélection pour la désignation par le Royaume d’Espagne de trois personnes candidates au poste de juge titulaire à la Cour européenne des droits de l’homme (https://www.boe.es/diario_boe/txt.php?id=BOE-A-20265731), modifié par l’arrêté ministériel PJC/207/2026 du 12 mars 2026 portant modification dudit arrêté ministériel PJC/205/2026 du 11 mars 2026 (https://www.boe.es/diario_boe/txt.php?id=BOE-A-2026-5897).

Ladite procédure trouve sa base légale dans le décret royal 972/2020 du 10 novembre 2020 régissant la procédure de sélection pour la proposition de candidatures par le Royaume d’Espagne en vue de la désignation de membres de la Cour de justice de l’Union européenne et de la Cour européenne des droits de l’homme.

3.La procédure de sélection a été rendue publique par la publication de l’arrêté ministériel susmentionné et de sa rectification ultérieure au Journal officiel de l’État espagnol (BOE) du 11 mars 2026. Il a également été publié sur le tableau d’affichage du ministère des Affaires étrangères.

4.La composition du Comité de sélection a été fixée dans l’arrêté ministériel PJC/205/2026, ses membres étant les suivants:

  • M. Diego Martínez Belío, Secrétaire d’État aux Affaires étrangères et mondiales, en qualité de Président du Comité;
  • M. Manuel Olmedo Palacios, Secrétaire d’État à la Justice;
  • M. Alberto Herrera Rodríguez, Sous-secrétaire du ministère de la Présidence, de la Justice et des Relations avec le Parlement;
  • Mme Gema Espinosa Conde, désignée à cet effet par le Conseil général du pouvoir judiciaire;
  • Mme Paz Andrés Sáenz de Santa María, en qualité de juriste de grand prestige ayant à son actif plus de 15 ans d’exercice professionnel;
  • M. Alfonso Brezmes Martínez de Villarreal, désigné à cet effet par l’avocat général de l’État, qui a agi en qualité de secrétaire et assisté aux réunions du Comité avec voix consultative mais sans droit de vote.

5.Sur les 30 candidatures reçues, l’une a été écartée pour dépassement de la limite d’âge maximale.

Sur les 29 candidatures admises, 12 étaient des femmes et 17 des hommes.

Quatre personnes candidates admises ont présenté leur démission au cours de la procédure de sélection.

6.Le principe d’évaluation objective des mérites et des compétences a été respecté à toutes les étapes de la procédure, tout comme le principe d’égalité de traitement entre les femmes et les hommes dans l’accès à l’emploi public, conformément à la loi organique 3/2007 du 22 mars 2007 pour l’égalité effective des femmes et des hommes, ainsi que le principe d’égalité dans l’accès aux fonctions et charges publiques énoncé à l’article 23.2 de la Constitution. La procédure s’est également déroulée dans le respect des principes d’égalité et de non-discrimination des personnes handicapées. Des procès-verbaux ont été dressés pour chacune des séances du Comité.

7.Le Comité de sélection s’est réuni à sept reprises, les 13, 16, 17, 21 et 29 avril ainsi que les 5 et 18 mai 2026, afin d’approuver la liste des personnes candidates admises, de faire passer les entretiens correspondants et de choisir les personnes qui seront proposées au Conseil des Ministres en vue de leur transmission au Panel consultatif d’experts du Conseil de l’Europe sur les candidats à l’élection de juges à la Cour européenne des droits de l’homme, conformément aux dispositions de l’arrêté portant convocation de la procédure de sélection et du décret royal 972/2020.

Toutes les personnes candidates admises ont été évaluées par le comité lors d’entretiens en présentiel, sauf les quatre personnes qui ont présenté leur démission au cours du processus de sélection et un candidat qui ne s’est pas présenté à l’entretien auquel il avait été convoqué.

L’objectif de ces entretiens était d’évaluer au mieux les critères de l’article 21 de la Convention européenne des droits de l’homme, selon lequel les personnes candidates doivent:

  • jouir de la plus haute considération morale;
  • réunir les conditions requises pour l’exercice de hautes fonctions judiciaires ou être des jurisconsultes possédant une compétence notoire.

À cette fin, le Comité de sélection a pris en compte tout particulièrement les Critères d’évaluation de la qualification des candidats figurant au Chapitre V du Cinquième rapport d'activité à l'attention du Comité des Ministres, du 5 novembre 2025, élaboré par le Panel consultatif d'experts sur les candidats à l'élection de juges à la Cour européenne des droits de l'homme.

Tous les entretiens ont suivi un format standardisé. Les membres du Comité ont posé des questions aux personnes candidates sur les sujets suivants:

1 Curriculum vitae et motivations pour accéder au poste
2 Connaissance du fonctionnement de la Cour européenne des droits de l’homme
3 Connaissance de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme

Tous les entretiens se sont déroulés en anglais, en français et en espagnol, en présence de deux experts linguistes du Bureau d’interprétation des langues du ministère des Affaires étrangères.

8. Après examen de la documentation fournie par chaque personne candidate et à l’issue de la phase d’entretiens, le Comité de sélection est convenu, le 18 mai 2026, à la majorité de ses membres, de soumettre une liste de trois personnes candidates au Conseil des Ministres pour approbation et transmission ultérieure au Panel consultatif du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. Le Comité a estimé que les trois personnes candidates retenues étaient les plus qualifiées parmi toutes celles qui remplissaient les conditions fixées dans l’appel à candidatures. Pour ce faire, il a tenu compte des exigences et des critères d’évaluation établis dans l’appel à candidatures et évalué les mérites et les compétences des personnes candidates en se fondant sur les critères d’évaluation fixés par l’arrêté ministériel PJC/205/2026 du 11 mars 2026 portant convocation de la procédure de sélection pour la désignation par le Royaume d’Espagne de trois personnes candidates au poste de juge titulaire à la Cour européenne des droits de l’homme, ainsi que sur les Lignes directrices du Comité des Ministres concernant la sélection des candidats pour le poste de juge à la Cour européenne des droits de l'homme adoptées le 28 mars 2012, et sur les critères d’évaluation de la qualification des candidats figurant au Chapitre V du Cinquième rapport d'activité à l'attention du Comité des Ministres du 5 novembre 2025, élaboré par le Panel consultatif d'experts sur les candidats à l'élection de juges à la Cour européenne des droits de l'homme.

9. Dans le procès-verbal de la séance du Comité du 18 mai 2026, il est consigné ce qui suit concernant l’évaluation des personnes candidates proposées au Conseil des Ministres:

De l’avis de la majorité du Comité, les personnes candidates se sont distinguées par leur expertise juridique, qui s’est traduite par des connaissances avancées en droit international public, une compréhension des catégories et des principes généraux de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi qu’une maîtrise de la jurisprudence et des procédures de la Cour européenne des droits de l’homme et des responsabilités incombant à un juge titulaire de ladite Cour en termes d’indépendance, d’impartialité et de disponibilité requise pour une activité exercée à plein temps. À cela s’ajoute une profonde connaissance théorique et/ou pratique du système juridique d’autres États parties à la Convention européenne des droits de l’homme. Par ailleurs, elles ont démontré une solide expérience professionnelle dans un contexte européen ou international. Enfin, leurs excellentes compétences linguistiques dans les deux langues officielles du Conseil de l’Europe sont à souligner.

Pour chacune des trois personnes candidates, les membres du Comité ont fondé leur proposition sur les motifs suivants:

M. LUIS JIMENA QUESADA a démontré, tant par la documentation fournie que lors de l’entretien, une compréhension avancée des catégories et des principes généraux de la Convention européenne des droits de l’homme. Il se distingue par sa solide expérience professionnelle dans le domaine des droits humains, en qualité de membre et président du Comité européen des Droits sociaux du Conseil de l’Europe et de représentant indépendant du Conseil de l’Europe auprès de la FRA (Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne), ainsi que de magistrat suppléant à la Cour supérieure de justice (chambre du contentieux administratif) de la Communauté valencienne, où il a été magistrat rapporteur de plus de quatre cents arrêts. Il est actuellement juge ad hoc auprès de la Cour européenne des droits de l’homme au nom de l’Espagne et secrétaire général de l’Institut international des droits de l’homme, dont le siège est à Strasbourg. Au cours de l’entretien, il a démontré une connaissance approfondie des catégories du système de la Convention européenne des droits de l’homme et de la jurisprudence, en exposant de manière détaillée les procédures de la Cour européenne des droits de l’homme. Il a fait preuve d’un raisonnement juridique solide et d’excellentes compétences linguistiques en anglais et en français qui incluent la maîtrise de la terminologie juridique requise pour le délibéré et la rédaction des arrêts.

Mme ANA MARÍA SALINAS DE FRÍAS a démontré, tant par la documentation fournie que lors de l’entretien, une compréhension avancée des catégories et des principes généraux du droit international public et des relations internationales, et en particulier de la Convention européenne des droits de l’homme. Elle se distingue par son expérience professionnelle dans le domaine des droits humains, à la fois dans le cadre de son travail d’enseignante-chercheuse et de ses fonctions de conseillère experte indépendante auprès du Conseil de l’Europe. Elle est actuellement juge ad hoc auprès de la Cour européenne des droits de l’homme au nom de l’Espagne et possède une vaste expérience en matière de formation des juges et des procureurs au système européen des droits humains. De même, son expérience de chercheuse dans ce domaine est étayée par de nombreuses publications et la participation à divers forums spécialisés. Au cours de l’entretien, elle a démontré une grande connaissance de la Convention européenne des droits de l’homme et de sa jurisprudence, y compris de l’évolution jurisprudentielle à travers la référence à de nombreux arrêts spécifiques, ainsi qu’une parfaite connaissance des procédures de la Cour. Elle a également démontré de bonnes compétences en communication et une excellente maîtrise de l’anglais et du français, y compris dans le domaine juridique.

M. DANIEL SARMIENTO RAMÍREZ-ESCUDERO a démontré, tant par la documentation fournie que lors de l’entretien, une expérience professionnelle notable dans le domaine judiciaire européen. Il a en effet exercé les fonctions de référendaire à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pendant 8 ans, où il a développé des tâches de travail en équipe et participé à la rédaction de documents liés au système européen de protection des droits humains. Il exerce actuellement la profession d’avocat spécialisé dans les litiges devant les juridictions européennes; sa pratique procédurale l’a amené à participer à de nombreuses procédures liées aux droits fondamentaux. Son travail de recherche est également axé sur les droits humains et le fonctionnement des tribunaux européens, et a donné lieu à de nombreuses publications et collaborations avec des universités et institutions de grand prestige. Au cours de l’entretien, il a démontré de solides compétences juridiques et intellectuelles, une connaissance approfondie des catégories du système de la Convention européenne des droits de l’homme ainsi que de la jurisprudence et des procédures de la Cour européenne des droits de l’homme, tout en faisant preuve d’un excellent raisonnement juridique et d’une capacité à communiquer de manière claire, précise et succincte. Il a également démontré une excellente connaissance de l’anglais et du français, y compris un usage précis et approprié de la terminologie juridique dans les deux langues.

Ces conclusions ne signifient pas pour autant que d’autres personnes candidates n’ont pas fait également preuve de compétences remarquables. Toutefois, de l’avis majoritaire du Comité de sélection, les parcours de Mme Salinas et MM. Jimena et Sarmiento se distinguent de ceux des autres candidats car leurs mérites sont plus nombreux et plus notables. En effet, la somme de leur curriculum vitae, leurs connaissances, leur expérience et leurs compétences offre un profil plus complet et répond de manière plus globale et exhaustive à la totalité des critères d’évaluation, de sorte qu’il a été décidé, à la majorité, de retenir leurs candidatures.

10. Le 17 avril, le Comité de sélection a été informé de l’introduction par le candidat (…) d’un recours contentieux-administratif contre l’arrêté ministériel portant convocation de la procédure de sélection et contre la décision implicite l’excluant de ladite procédure, assorti d’une demande d’adoption de la mesure conservatoire d’extrême urgence prévue à l’article 135 de la loi régissant la juridiction contentieuse-administrative. De même, le Comité a été informé du courrier que le candidat a adressé au ministère de la Présidence, de la Justice et des Relations avec le Parlement lui communiquant la demande de mesure conservatoire de suspendre la procédure de sélection. La demande de mesure d’extrême urgence et la demande de mesure conservatoire ont été rejetées par l’Audience nationale avant que le Comité de sélection ne soumette sa proposition au Conseil des Ministres; par conséquent, le Comité de sélection a poursuivi sa mission et a soumis sa proposition au Conseil des Ministres.

11. Le Conseil des Ministres, lors de sa réunion du 26 mai 2026, sur proposition du ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération et du ministre de la Présidence, de la Justice et des Relations avec le Parlement, a adopté une décision portant approbation de la liste de trois candidatures du Royaume d’Espagne au poste de juge à la Cour européenne des droits de l’homme proposée par le Comité de sélection, ainsi que sa transmission au Panel consultatif d’experts du Conseil de l’Europe sur les candidats à l’élection de juges à la Cour européenne des droits de l’homme.

Ladite décision a été publiée par l’arrêté ministériel PJC/513/2026 du 26 mai 2026 du ministère de la Présidence, de la Justice et des Relations avec le Parlement portant publication de la décision du Conseil des ministres du 26 mai 2026 approuvant la liste des trois candidatures du Royaume d’Espagne au poste de juge à la Cour européenne des droits de l’homme et sa transmission au Panel consultatif d’experts du Conseil de l’Europe sur les candidats à l’élection de juges à la Cour européenne des droits de l’homme (BOE du 27/05/2026).

12. Ladite décision du Conseil des Ministres a fait l’objet de deux recours contentieux-administratifs distincts introduits par deux candidats (…), lesquels sont à ce jour en attente de jugement.

En date du 16 juin 2026, la chambre du contentieux-administratif du Tribunal suprême a rendu deux ordonnances de mesures conservatoires dans le cadre desdits recours, rejetant les demandes de suspension de la procédure.

(…)

Annexe 1 – Curriculum vitae de Luis JIMENA QUESADA

I. État civil

Nom, prénom: JIMENA QUESADA, Luis

Sexe: masculin

Date et lieu de naissance: le 29 février 1968 à Massamagrell, Valencia, Espagne

Nationalité: espagnol

II. Etudes et diplômes, et autres qualifications

Certificats et Diplômes:

  • Licence en droit (1990/1991) et Doctorat en droit – Premier docteur européen en droit de l’Université de Valencia (1995/1996).
  • Certificat de participation à la Session générale d’enseignement de l’Institut International des Droits de l’Homme (Strasbourg, 1992).
  • Diplôme en droit constitutionnel et science politique du Centre d’études constitutionnelles (actuel Master, Madrid, 1993/1994). On m’a décerné le Prix au meilleur travail de recherche (titre: «L’idée de l’État de droit dans la Convention Européenne des Droits de l’Homme»; «La idea del Estado de Derecho en el Convenio Europeo de Derechos Humanos»).
  • Diplôme du Collège Universitaire d’Études Fédéralistes (Aoste, Italie, 1990), ainsi que Diplôme de l’Europäische Akademie Bayern (Gauting-Munich, Allemagne, 1992), tous les deux dans le cadre du Centre international de formation européenne.
  • Diplôme de l’Académie Internationale de Droit constitutionnel (Tunis, Tunisie, 1996).

Autres qualifications:

  • Directeur d’études et Coordinateur général lors de différentes sessions générales d’enseignement (1993, 2000 et 2001) à l'Institut International des Droits de l'Homme (Strasbourg).
  • Membre du jury (épreuves écrites et/ou orales) du Concours européen des droits de l'homme René Cassin (concours de simulation de procès), organisé chaque année au siège du Conseil de l'Europe et de la Cour européenne des droits de l'homme (Strasbourg), depuis 1994.

III. Activités professionnelles pertinentes

a. Description des activités judiciaires

  • Juge suppléant au Tribunal Supérieur de Justice (Cour suprême de la Communauté valencienne – Chambre administrative) de l'année judiciaire 1997/1998 à l'année judiciaire 2017/2018, où j'ai été «juge rapporteur» pour des centaines d'arrêts.
  • En particulier, consultez plus de 400 arrêts (408) dans lesquels j’ai été «juge rapporteur» / «Magistrado Ponente» dans la base de données officielle CENDOJ du Conseil général du pouvoir judiciaire espagnol: https://www.poderjudicial.es/search/indexAN.jsp. Par ailleurs, dans 147 de ces arrêts, la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme a été explicitement citée (après avoir saisi mon nom dans le champ «Ponente», indiquez «Tribunal Europeo de Derechos Humanos» dans le premier champ – «búsqueda por texto libre» – du formulaire de recherche officiel). En outre, dans 41 des arrêts où j’ai été juge rapporteur, la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a également été citée.

Cela montre que les normes européennes en matière de droits de l'homme, ainsi que ce que l'on appelle la «protection à plusieurs niveaux» (multi-level protection) des droits de l'homme, ont toujours été prises en compte non seulement dans mon parcours universitaire, mais aussi de manière cohérente dans ma pratique judiciaire.

  • Juge ad hoc à la Cour européenne des droits de l'homme (depuis 2019). Ma participation la plus importante en tant que juge ad hoc concerne l'affaire Alonso Saura c. Espagne, arrêt du 8 juin 2023 (requête n° 18326/19), dans laquelle j'ai siégé au sein de la chambre (cinquième section) composée de sept juges. Voir cet arrêt dans la base de données HUDOC de la Cour: https://hudoc.echr.coe.int/eng#.

b. Description des activités juridiques non judiciaires

- Ancien membre et président du Comité européen des Droits Sociaux (CEDS) du Conseil de l'Europe (2009-2014). Consultez la base de données HUDOC de la Charte sociale européenne (intégrée à la base de données HUDOC de la Cour): https://hudoc.esc.coe.int/.

Il va sans dire que mon nom apparaît dans le cadre de l'adoption de nombreuses résolutions du CEDS (les «conclusions» dans le cadre du système de rapports, ainsi que les décisions – sur la recevabilité, sur le fond ou sur les mesures immédiates – dans le cadre de la procédure de réclamation collective), où la jurisprudence tant de la Cour de Strasbourg que de la CJUE de Luxembourg a souvent été invoquée et explicitement mentionnée.

Bien entendu, outre la jurisprudence des deux cours européennes, d’autres documents relatifs aux normes internationales en matière de droits de l’homme (provenant notamment des Nations Unies, du Comité des droits de l’homme ou du Comité des droits économiques, sociaux et culturels, entre autres organes créés en vertu d’instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme) ont également inspiré la jurisprudence du CEDS, principalement dans le cadre de la procédure de réclamation collective, qui revêt un caractère clairement juridictionnel.

- Personnalité indépendante (suppléante) représentant le Conseil de l'Europe pour siéger au conseil d'administration et au bureau exécutif de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (FRA) (2015-2020). Au cours de ces cinq années (en collaboration avec la personne indépendante, le professeur Rainer Hoffman, éventuellement en le remplaçant), j'ai pu constater de manière très fructueuse les synergies entre l'Union européenne (et ses États membres) et le Conseil de l'Europe dans le domaine, entre autres, des liens entre la CEDH et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ainsi que des instruments non contraignants en matière de droits de l'homme (relatifs à l'asile et à la migration, à la protection des données et aux nouvelles technologies, à la non-discrimination, à la justice et aux droits des victimes, aux systèmes de protection des droits de l'homme et aux défenseurs des droits de l'homme, ou à la durabilité environnementale et sociale).

c. Description des activités professionnelles non juridiques

-

IV. Activités et expérience dans le domaine des droits humains.

Comme indiqué (ci-dessus), mes activités juridiques, tant judiciaires que non judiciaires, ont été marquées par la défense des droits de l'homme. Par ailleurs, il convient de souligner ces autres activités:

  • Secrétaire général actuel de l'Institut International des Droits de l'Homme (IIHR) – Fondation René Cassin (Strasbourg) depuis janvier 2016 (trois mandats de quatre ans: 2016-2019, 2020-2023 et 2024-2027). Au cours de mes premier et deuxième mandats, j’ai eu le privilège de travailler avec Jean-Paul Costa (président) et Françoise Tulkens (vice-présidente).
  • En tant que maître de conférences et professeur d'université, depuis l'année universitaire 1991/1992 (toujours à temps plein), l'essentiel de mon enseignement et de mes recherches a porté sur la protection constitutionnelle et internationale des droits de l'homme. Comme le montre mon CV complet ou détaillé, j'ai enseigné non seulement dans des universités (en Espagne et à l'étranger, en Europe, en Amérique et en Afrique), mais aussi dans des écoles de police (Valence), des écoles de la magistrature (Espagne, Brésil, Croatie), des barreaux (Paris, Turin, Thessalonique), lors de sessions extérieures de formation organisées par l'IIDH (Sénégal), ainsi que dans le cadre d'activités destinées à des acteurs sociaux et des ONG (Espagne et autres pays).

Et expériences:

  • Avec les Nations Unies: En ma qualité de président du Comité européen des Droits Sociaux (CEDS), j'ai tenu des réunions et des échanges de vues en matière de droits de l'homme à Strasbourg et à Genève avec les organes des Nations Unies chargés des droits de l'homme, les institutions spécialisées (telles que l'Organisation internationale du travail (OIT) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ainsi que les rapporteurs spéciaux et thématiques.
  • Avec le Conseil de l’Europe: En tant que président du CEDS, j'ai participé à des réunions et à des échanges de vues en matière de droits de l'homme avec la Cour et les autres principales institutions du Conseil de l'Europe (Assemblée parlementaire, Comité des Ministres, Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, Conférence des Organisations internationales non-gouvernementales, Commissaire aux droits de l'homme, etc.)
  • Avec l’Union européenne: À nouveau, en tant que président du CEDS, j’ai participé à des réunions et à des échanges de vues en matière de droits de l’homme avec la Cour de justice et les autres principales institutions et organes de l’Union européenne (Parlement européen, Commission européenne, FRA ou Comité européen économique et social). Autre expérience intéressante: en 2006, expert à Zagreb dans le cadre du «projet de jumelage» (programme CARDS 2003 pour la Croatie) financé par l'Union européenne sur «La Convention européenne des droits de l'homme et son impact sur le travail quotidien des juges et des procureurs».

V. Activités publiques

a. Postes dans la fonction publique

  • Poste occupé actuellement: professeur («Catedrático») de droit constitutionnel depuis 2009 et membre de l'Institut des droits de l'homme (Université de Valencia; au cours de l'année universitaire 1991/1992, j'ai remporté un concours pour un poste d'assistant – «profesor ayudante» – au sein du département de droit constitutionnel). De 1991/1992 à l'année universitaire 2025/2026, j'ai toujours travaillé à temps plein à l'Université de Valencia (au cours de l'année universitaire 2004/2005 à l'Université Jaume I de Castellón), où j'ai enseigné toutes les matières liées à la protection constitutionnelle et internationale des droits de l'homme. De plus, depuis l’année universitaire 2007/2008, j’enseigne en anglais, entre autres, les matières «Droit constitutionnel II» (qui traite du système constitutionnel des droits fondamentaux, ainsi que du système européen des droits de l’homme) et «Droit de l’Union européenne» (qui aborde les synergies entre la CJUE et la Cour).
  • Par ailleurs, en tant que professeur invité et conférencier dans de nombreuses universités et institutions étrangères en Europe, en Afrique et en Amérique, j'ai donné (voir mon CV complet ou détaillé) plus de 400 conférences en espagnol, en catalan, en français, en anglais ou en italien (185 à l'étranger et 237 en Espagne), dont beaucoup portaient sur la Convention européenne des droits de l'homme et la jurisprudence de la Cour.

b. Mandats électifs

Uniquement au sein de l'Université de Valence:

  • Membre de l’Assemblée de l'Université de Valence de l'année universitaire 1993/1994 à l'année universitaire 1996/1997, puis à nouveau depuis l'année universitaire 2025/2026 (élections du 20 novembre 2025).
  • Membre du Conseil de la Faculté de droit de l'année universitaire 1993/1994 à l'année universitaire 1998/1999.
  • Représentant du département de droit constitutionnel au sein du comité de recherche de l'Université de Valencia pendant les années universitaires 1992/93, 2000/2001, 2001/2002 et 2002/2003.
  • Représentant du département de droit constitutionnel au sein du comité académique de la Faculté de droit chargé de la reconnaissance des matières enseignées dans d'autres universités nationales ou étrangères (chargé de rédiger les rapports motivés requis) depuis l'année universitaire 1999/2000.
  • Représentant du département de droit constitutionnel au sein du comité de la Faculté de droit chargé de la reconnaissance des diplômes et qualifications étrangers (chargé d'organiser et de corriger les examens de droit constitutionnel) depuis l'année universitaire 2007/2008.

c. Fonctions exercées au sein d’un parti ou d’un mouvement politique

-

VI. Autres activités

  • Membre et président du Comité espagnol (section Droit) du groupe d'experts indépendants chargé de l'évaluation de la recherche universitaire (ANECA – Agence nationale pour l'évaluation de la qualité et l'accréditation de l'Espagne, relative au système d'enseignement supérieur espagnol) (années 2014 et 2015).
  • Expert à Montevideo (Uruguay) sur la «technique législative» dans le cadre du Projet de soutien au Parlement uruguayen, financé par la Commission européenne (code URY/B7-310/1B/2000/0011); mai-août 2004.
  • Avant de devenir membre du Comité européen des Droits Sociaux (CEDS), expert indépendant ayant participé à certaines missions officielles organisées par le Secrétariat de la Charte sociale européenne dans le cadre du «Plan d’action du troisième sommet» lancé à Varsovie en 2005 par les chefs d’État et de gouvernement du Conseil de l’Europe.
  • Plus récemment, j’ai collaboré avec d’autres institutions du Conseil de l’Europe: par exemple, j'ai rédigé le rapport intitulé «Les droits sociaux des jeunes: le rôle des collectivités locales et régionales», qui a servi d'exposé des motifs à la Résolution 442(2019) et à la Recommandation 433(2019) du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux (versions officielles de cette résolution, de cette recommandation et de cet exposé des motifs disponibles sur: https://rm.coe.int/les-droits-sociaux-des-jeunes-le-role-des-pouvoirs-locaux-et-regionaux/1680932eb0 (français) et https://rm.coe.int/social-rights-of-young-people-the-role-of-local-and-regional-authoriti/1680932eaf (anglais), page 7, note en bas de page 8; mai – septembre 2018.

VII. Travaux et publications

Auteur de plusieurs centaines de publications dans les domaines du droit constitutionnel et du droit international des droits de l'homme, dont 17 ouvrages/livres, 287 articles et chapitres (70 internationaux et 217 nationaux), ainsi que 111 autres publications (17 internationales et 94 nationales, comprenant notamment des préfaces d'ouvrages, des chroniques, des commentaires et des traductions d'arrêts de la Cour).

Voici les 10 ouvrages les plus importants à mes yeux (uniquement des livres en tant que seul auteur, à l'exception du n° 9) qui portent directement sur la protection judiciaire des droits de l'homme aux niveaux constitutionnel, européen et international :

1 La Europa social y democrática de Derecho (1997, 370 pages) [L’Europe sociale, démocratique et droit].
2 El principio de unidad del Poder Judicial y sus peculiaridades autonómicas (2000, 197 pages) [Le principe d'unité du pouvoir judiciaire et ses particularités au niveau des communautés autonomes].
3 [en anglais] European Constitution and Competition Policy. Focus on conflicts between freedom of enterprise and other fundamental rights (2005, 128 pages). [Constitution européenne et politique de la concurrence. Les conflits entre la liberté d'entreprise et d'autres droits fondamentaux].
4 Sistema europeo de derechos fundamentales (2006, 270 pages) [Système européen des droits fondamentaux].
5 La Jurisprudencia del Comité Europeo de Derechos Sociales, Valencia, Tirant lo Blanch, 2007, 446 pages [La jurisprudence du Comité européen des droits sociaux].
6 Dignidad humana y justicia universal en España (2008, 254 pages) [Dignité humaine et justice universelle en Espagne].
7 Jurisdicción nacional y control de convencionalidad. A propósito del diálogo judicial global y la tutela multinivel de derechos (2013, 174 pages) [Juridiction nationale et contrôle de conventionnalité. À propos du dialogue judiciaire global et de la protection «multiniveaux» des droits].
8 [en anglais] Social Rights and Policies in the European Union: New Challenges in a Context of Economic Crisis (2016, 158 pages) [Droits sociaux et politiques sociales dans l'Union européenne: de nouveaux défis dans un contexte de crise économique].
9 [en collaboration avec B. Tomás Mallén] Justicia y anonimización de datos personales (2021, 230 pages) [Justice et anonymisation des données à caractère personnel], qui comprend un vaste chapitre spécifique (le troisième) intitulé «L’anonymisation des données à caractère personnel dans le domaine judiciaire européen» (pages 113 à 206), qui traite de la jurisprudence de la Cour, de celle de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que des synergies entre ces deux instances.
10 René Cassin: Vocación por el constitucionalismo universal (2026, 281 pages) [René Cassin: une vocation pour le constitutionnalisme universel].

VIII. Langues

Langue

Anglais

Français

Catalan

Italien

Allemand

Lire

 Avancé

 Avancé

 Avancé

 Avancé

Élementaire

Écrire

 Avancé

 Avancé

 Avancé

 Moyen

 

Écouter

 Avancé

 Avancé

 Avancé

 Avancé

 

Parler

 Avancé

 Avancé

 Avancé

 Avancé

 

Comment avez-vous appris?

 E.O.L.*

 E.O.L.

 

 E.O.L. &Centro Leopardi

E.O.L

*École Officielle de Langues.

Langue

Lu

Écrit

Parlé

très bien

bien

assez bien

très bien

bien

assez bien

très bien

bien

assez bien

a. Première langue:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ESPAGNOL (Langue maternelle)

X

   

X

   

X

   

b. Langues officielles:

 

   

 

   

 

   

– Anglais

X

   

X

   

X

   

– Français

X

   

X

   

X

   

c. Autres langues:

 

   

 

   

 

   

- Valencien/Catalan

X

   

X

   

X

   

-Italien

X

     

X

 

X

   

-Allemand

   

X

           

Niveau avancé en anglais et en français (certificat officiel délivré par l'École officielle des langues de Valencia), ainsi qu'un niveau avancé en valencien/catalan (certificat officiel délivré par l'Université de Valencia) et en italien (certificat officiel délivré par l'École officielle de langues de Valencia et de Castellón et par le «Centro Leopardi» de Valencia), tout comme un niveau élémentaire en allemand (2 années sur 5 à l'École officielle de langues de Valencia).

IX. Autres éléments pertinents

Prix ainsi que distinctions et récompenses universitaires:

  • Docteur honoris causa de l'Université nationale de La Plata (Argentine).
  • Prix extraordinaire de doctorat et Prix d'excellence en enseignement (tous deux décernés par l'Université de Valencia).
  • Membre du Comité consultatif international de la Fondation Marangopoulos pour les droits de l'homme (https://www.mfhr.gr/en/international-advisory-committee/
  • Membre du comité d'organisation de la VIe Rencontre des directeurs d'instituts des droits de l'homme (organisée par l'UNESCO en collaboration avec l'Institut International des Droits de l'Homme), qui s'est tenue au Conseil de l'Europe (décembre 1994).
  • Représentant de l'Université de Valencia dans le cadre de l'accord de coopération entre l'Université de Kinshasa (République démocratique du Congo) et l'Université de Valencia (1999-2007).
  • Citoyen d'honneur (Massamagrell – commune de vingt mille habitants où je suis né en 1968), distinction décernée à l'unanimité par le conseil municipal en 2008.

X. Amélioration des compétences linguistiques

Au cas où vous n’auriez pas le niveau de compétence linguistique requis pour exercer la fonction de juge dans une langue officielle, veuillez confirmer votre intention, si vous êtes élu juge à la Cour, de suivre des cours de langue intensifs dans la langue concernée avant de prendre vos fonctions ainsi que, si besoin est, au début de votre mandat (veuillez cocher la case pour confirmer).

[X] Oui, je confirme. Je possède un niveau de maîtrise (niveau avancé, certifié officiellement) des deux langues officielles du Conseil de l'Europe (le français et l'anglais).

XI. Résidence à Strasbourg

Veuillez confirmer que vous vous installerez de manière permanente à Strasbourg si vous êtes élu juge à la Cour (veuillez cocher la case pour confirmer).

[X] Oui, je confirme.

Annexe 2 – Curriculum vitae de Ana María SALINAS DE FRIAS

I. État civil

Nom, prénom: SALINAS DE FRIAS, Ana María

Sexe: féminin

Date et lieu de naissance: le 10 juillet 1967 à Málaga, Espagne

Nationalité: espagnole

II. Formation universitaire et autres qualifications

1 Septembre 1986 – Juin 1991, Licence en Droit (cinq ans), Université de Malaga, Espagne. Mention très bien avec félicitations du jury.Mémoire de fin d’études: «Le droit des États baltes à l’autodétermination». Mention très bien avec félicitations du jury.
2 Septembre 1991 – Septembre 1992, Master en droit international, droit de l’Union européenne et système juridique espagnol, Université de Malaga, Espagne. Mention très bien avec félicitations du jury.
3 Janvier 1992 – Octobre 1996, Doctorat en droit international; thèse intitulée «La protection des droits de l’homme au sein de l’Union européenne», Université de Malaga, Espagne; mention très honorable avec félicitations du jury. Bourse nationale octroyée par le Gouvernement espagnol pour la réalisation de ses recherches doctorales.
4 Juin 1992; cours spécialisé sur le droit de l’Union européenne, Institut universitaire européen, Florence, Italie. Anglais et français.
5 Juillet 1992; cours spécialisé sur le droit international des droits de l’homme, Institut international des droits de l’homme, Strasbourg, France. Espagnol, anglais et français.
6 Juillet 1993 – Août 1993, Cours généraux de droit international public et privé, Académie de droit international de La Haye, Pays-Bas. Anglais et français.
7 Juillet 2006 – Septembre 2006, bourse octroyée par l’Académie de droit international de La Haye pour participer à la session annuelle du Centre de recherche de l’Académie de La Haye, section anglaise (seulement 10 participants venus du monde entier; 12 semaines de recherche intensive; anglais et français).

III. Activités professionnelles pertinentes

a. Description des activités judiciaires

1. Nommée juge ad hoc au nom du Royaume d’Espagne d’avril 2019 à ce jour.

J’ai d’abord participé à l’appel à candidatures pour le poste de juge titulaire à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) au nom du Royaume d’Espagne. Mon CV a été retenu et j’ai pris part à la procédure d’entretiens mais, finalement, je n’ai pas été élue. À l’issue de cette procédure, j’ai participé à l’appel à candidatures pour la nomination de juges ad hoc par le Gouvernement espagnol, ma candidature ayant été approuvée par la Cour européenne à la demande du Gouvernement espagnol.

2. Responsable de la formation des juges ukrainiens (2011) sur la CEDH, projet TEJSU, Conseil de l’Europe. La formation s’est déroulée à deux dates distinctes (stage de 3 jours) et a porté sur les principales dispositions substantielles de la CEDH ainsi que sur la jurisprudence afférente de la Cour, dans une perspective théorique et pratique.

3. Responsable de l’élaboration des programmes du programme HELP (programme conjoint UE/Conseil de l’Europe pour la formation des professionnels du droit à travers l’Europe) consacrés à la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent, en anglais et en espagnol, à destination des juges et procureurs européens. Ces programmes couvrent une large connaissance des instruments juridiques en vigueur en la matière et font une référence approfondie à la jurisprudence afférente de la Cour européenne des droits de l’homme.

4. Responsable de la formation des juges, magistrats et procureurs. Coordinatrice nationale pour l’Espagne et coordinatrice académique du cours HELP «Lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent» (2018).

b. Description des activités juridiques non judiciaires

Conseillère juridique, DLAPIL, Conseil de l’Europe (09/01/2009 – 31/12/2010). Conseil juridique sur des questions de droit international, par exemple le droit de l’Assemblée parlementaire d’élire le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe; implications de l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne.

Conseil auprès du CAHDI: rédaction du Protocole 14 bis; groupe de travail sur le projet d’accord d’adhésion Union européenne/CEDH. Conseil auprès du CODEXTER: création du COP, Convention 196 du Conseil de l’Europe; organisation de conférences internationales (2009, 2014, 2017).

Experte juridique indépendante (depuis 01/01/2011). L’activité exercée suppose une connaissance approfondie du contenu et du fonctionnement de la CEDH/Cour et de sa jurisprudence: méthodologie suivie; raisonnement juridique; contenu des droits et jurisprudence pertinente d’autres juridictions internationales/constitutionnelles; autres instruments internationaux. En particulier: conseil juridique fourni à des gouvernements (compatibilité de la nouvelle loi tunisienne sur le terrorisme avec les normes du Conseil de l’Europe en matière de droits de l’homme).

Évaluation de programmes de formation en matière de droits de l’homme pour les fonctionnaires (conseillers juridiques, personnel des médiateurs, procureurs, juges et magistrats) et pour les forces de sécurité de l’État (policiers, personnel pénitentiaire, militaires) (Turquie, 2012; Israël, 2014; Maroc, 2017; Mali, 2022).

Formation juridique sur la lutte contre le terrorisme à travers des programmes spécifiques (Albanie, Arménie, Macédoine, Turquie, Jordanie).

Formation sur différentes conventions du Conseil de l’Europe (Ukraine, 2010 et 2011).

Rédaction de rapports et d’avis juridiques: CDPC/PC-OC: «Comment améliorer les mécanismes du Conseil de l’Europe en matière de coopération juridique internationale dans le domaine pénal et le phénomène des combattants terroristes étrangers» (2015); CODEXTER: «Liens actuels entre le terrorisme et la criminalité organisée transnationale» (2017); CDCT: «Rapport sur la définition du terrorisme prévue par les Conventions sectorielles des Nations Unies» (2019); Comité MEDICRIME: «Faisabilité et nature juridique des “guidance notes” dans le cadre de la Convention MEDICRIME» (2021); 6. Rédaction de publications à la demande du Conseil de l’Europe.

Autres organisations: sessions d’évaluation du CTED (Marrakech, 2016: Algérie, Mauritanie, Maroc, Libye, Tunisie); formation des juges et procureurs de l’ONUDC (Mali, 2022); atelier de l’ONUDC sur les droits de l’homme (Marrakech, 2023: policiers, agents des douanes et agents des forces de l’ordre libyens, jordaniens et marocains); Conférence CT-Inflow (Malte, 2022; magistrats, juges, procureurs; Irak, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye).

c. Description des activités professionnelles non juridiques

Professeure titulaire de chaire en droit international public, droit de l’Union européenne et relations internationales, Université de Malaga (Espagne) (depuis le 01/11/2000). Activités de recherche et d’enseignement.

Activité de recherche: contributions scientifiques dans des revues de premier rang (voir VII). Chercheuse principale: coordination des activités de recherche et des publications; organisation de conférences internationales et de publications; rédaction et diffusion des résultats de recherche.

Projets de recherche nationaux et internationaux (sélection):

  • EUSECRAL Jean Monnet Centre of Excellence 101240556, «Human Dimension on EU policies at the border», 2025.
  • «De facto regimes: de-territorialisation of States’ obligations and effects on human rights, human security and sustainable development». Espagnol, français, anglais.
  • «Walls and contemporary international law: effects on Human Rights, human security and sustainable development». Espagnol, anglais.
  • ERASMUS+2019-EAC/A03: «Alliance of Universities for reinforcing teaching curricula on preventing and combating radicalisation & violent extremism within Asian societies». Anglais.
  • RAN LOTE-2, DG HOME-2019-ISFP-PR-RADX-0075 – Soutien technique à la prévention et à la lutte contre la radicalisation. Anglais.
  • 599757-EPP-1-2018-1-ES-EPPJMO: «Globalizing the Union’s debate: Internal and External Leadership in an Era of Challenges». Espagnol, anglais, français, portugais.
  • World Justice Project (Fondation Bill Gates): «Counter-terrorism and the Rule of Law (2008-2011)». Anglais.

Activité académique: enseignement à des étudiants nationaux et internationaux (licence, master, doctorat) dans des universités et autres institutions, en Espagne et à l’étranger (ENA, France; IIDH, France; Emirates Diplomatic Academy, EAU). Enseignement dans de nombreuses universités d’Europe, d’Amérique latine, des États-Unis, d’Asie et d’Afrique.

Communications dans des forums spécialisés (sélection): «The Security Imperative and Counter-Terrorism», ILA, 2012, Royaume-Uni; «International Law, Counter-Terrorism and the Concept of “Prevention”», ASIL, Washington, 2012; «Links between terrorism and TOC», CODEXTER, Conseil de l’Europe, 2017; «The new EU Regulation on withdrawal of terrorist contents from the Internet», EUROJUST, 2021; intervention dans l’événement parallèle conjoint à la réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies, GCTF & The IIJ, New York, 2023, Cour et article 6 CEDH; Conférence inaugurale «Garantías del debido proceso», I Encuentro Altas Cortes de Colombia, 2025; cérémonie de présentation du Mémorandum de Bruxelles du GCTF, Bruxelles, 2025.

IV. Activités et expérience dans le domaine des droits de l’homme

Quatre grands groupes d’activités: publications de grande qualité spécialisées en droits de l’homme (voir VII); cours dispensés spécifiquement sur les droits de l’homme (voir III); communications sur les droits de l’homme dans des forums hautement spécialisés; conseil juridique en matière de droits de l’homme.

  • Communications sur les droits de l’homme dans des forums spécialisés (sélection):

«La protección de los Derechos Fundamentales de carácter social y económico en la UE», AEPDIRI, Andorre, 1993.

«International Co-operation», Colloque du Conseil de l’Europe «Bringing Terrorists to Justice: promoting the implementation of European Standards and documenting good practices», Skopje, 2010.

«La protección del medio ambiente en la jurisprudencia del TEDH: un derecho del ciudadano y un objetivo de la UE», Cursos de Derechos Humanos de Vitoria-Gasteiz, 2012.

«The role of the promotion and strengthening of economic, social and cultural rights in preventing terrorism», Programme Science pour la paix et la sécurité de l’OTAN, Milan, 2014.

«Walls and persons in contemporary International Law», Cursos de Derechos Humanos de San Sebastián, 2017.

  • Conseil juridique en matière de droits de l’homme. Rapports et expertises destinés aux autorités étatiques et/ou aux organisations internationales (voir également III):

«UN Reform, the Rule of Law, and Counter-Terrorism: How can past lessons inform future responses?», ONU, New York, 2012.

Rapport de l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne intitulé «Co-operation to halt and avert mass atrocities», Bruxelles, 2012.

Rapport sur la compatibilité de la nouvelle loi israélienne sur le terrorisme avec la CEDH et la Convention 196 du Conseil de l’Europe, Tel-Aviv, 2014.

Évaluation juridique des mécanismes du Conseil de l’Europe relatifs à la coopération juridique internationale en matière pénale et au phénomène des combattants terroristes étrangers, Comité du Conseil de l’Europe sur la coopération en matière pénale (PC-OC), 2015.

Rapport sur les liens actuels entre le terrorisme et la criminalité organisée transnationale, CDPC et CODEXTER du Conseil de l’Europe, 2016.

Rapport sur la définition du terrorisme prévue par les Conventions sectorielles des Nations Unies, Groupe de travail du CDCT, 2019.

Conception: structure et contenus du cours en ligne HELP sur la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation conduisant au terrorisme.

Identification de bonnes pratiques en milieu carcéral concernant les droits de l’homme des détenus radicalisés; conception et mise en œuvre de politiques pénitentiaires de lutte contre la radicalisation en prison.

Conception: structure et contenus du cours de formation en ligne du CEPOL sur le terrorisme et la criminalité organisée transnationale destiné aux forces de police européennes.

V. Activités publiques

a. Fonction publique

Vice-doyenne chargée de la recherche, des étudiants et des relations internationales, Faculté de droit, Université de Malaga (1998-2003).

Vice-rectrice de l’Université de Malaga, Espagne (2004 – 2009). Principales activités: Vice-rectrice chargée de la recherche et des études doctorales; Présidente de la Commission de doctorat de l’Université de Malaga; responsable de l’approbation des programmes de doctorat et de master; responsable de la Bibliothèque de l’Université de Malaga; responsable du Service des publications de l’Université de Malaga et Présidente de son Conseil scientifique; représentation de l’Université de Malaga lors de réunions aux niveaux national et international.

Conseillère juridique, DLAPIL, Conseil de l’Europe (2009-2011).

Fondation UNICAJA Banco, membre du Conseil d’administration (Patronato) (2022 –). Principales fonctions: contribution active à la conception et à la planification des activités de soutien social; large intervention dans les activités culturelles et sportives. En tant qu’actionnaire principale d’UNICAJA Banco, approbation des décisions économiques les plus importantes adoptées par la Banque.

Professeure titulaire de chaire en droit international public et relations internationales à l’Université de Malaga.

b. Fonctions électives

Membre du Conseil d’administration, European Society of International Law (ESIL) (2020-2026, deux mandats). Organisation d’activités scientifiques internationales: conférences annuelles, séminaires des groupes d’intérêt, forums de recherche, etc., destinés aux membres associés et non associés; étroite coopération avec les professionnels du droit dans les domaines concernés ainsi qu’avec les organisations internationales; coopération avec d’autres sociétés sœurs aux niveaux national et international.

Vice-présidente de l’Association espagnole de professeurs de droit international et de relations internationales (2018-2021). Principales fonctions: coordination des trois branches scientifiques en Espagne: droit international public, droit international privé et relations internationales, en ce qui concerne les séminaires et autres activités scientifiques des membres associés; coordination des programmes universitaires d’enseignement dans les trois branches susmentionnées sur l’ensemble du territoire espagnol; étroite coopération avec les professionnels du droit dans les trois domaines, ainsi qu’avec les organisations internationales.

Présidente de l’Association espagnole de professeurs de droit international et de relations internationales (AEPDIRI) (2021-2025). Principales fonctions: identiques (voir ci-dessus). En outre, représentation de l’Association lors d’autres conférences, réunions, etc.

Membre de l’Académie royale de législation et de jurisprudence de Grenade, élue à l’unanimité (depuis 2023). Principales fonctions: approfondissement de la connaissance du droit et de sa mise en œuvre nationale et internationale.

c. Fonctions occupées dans un parti politique ou un mouvement

Aucune appartenance à une organisation politique ou syndicale.

ZONTA International: ONG dédiée à l’autonomisation des femmes et à la protection des femmes et des enfants, dotée du statut consultatif auprès de l’ECOSOC des Nations Unies. Membre et secrétaire de la section ZONTA International-Malaga (2011-2013). Fonctions: conseil technique, analyse de données, création d’un observatoire des droits des femmes, travail de terrain auprès des fillettes et des adolescentes dans des foyers d’accueil.

Membre de la Croix-Rouge espagnole et du HCR.

VI. Autres activités

1. Appartenance à des associations scientifiques:

a Association espagnole de professeurs de droit international et de relations internationales (AEPDIRI) (depuis 1993).
b Association espagnole pour l’étude du droit européen (AEDEUR) (depuis 2012).
c European Society of International Law (ESIL) (depuis 2003).

2. Appartenance à des conseils scientifiques ou consultatifs, etc.

a Membre du Conseil consultatif: La Casa de la Paz, Lientea 1, 20003 San Sebastián (2010-2015).
b Revista Jurídica Ius Gentium, ISSN: 1981-8033, Rua do Rosário, 147, Curitiba, Paraná, Brésil (2005-2012).
c Spanish Yearbook of International Law, ISSN: 9789004264748, AEPDIRI, Escuela Diplomática, Av. Juan XXIII, Madrid (2013-2018).
d Cursos de Derechos Humanos de Vitoria-Gasteiz, ISSN: 978-84-9860-040-7, Servicio Editorial Universidad del País Vasco, Barrio Sarriena s/n, 48940 Leioa, Biscaye (depuis 2012).

3. Expérience en tant qu’évaluatrice par les pairs pour les revues suivantes:

1 Revista Electrónica de Estudios Internacionales (www.reei.org; ISSN: 1697-5197).
2 Journal of Conflict and Security Law (JCSL; Oxford University Press; ISSN: 1467-7954).
3 Revista General de Derecho Europeo (Iustel; ISSN: 1696-9634).
4 Revista de Derecho Político (UNED; ISSN: 0211-979X).
5 Spanish Yearbook of International Law (SYIL; ISSN: 0928-0634).
6 Revista Española de Derecho Internacional (REDI; ISSN: 0034-9380).
7 Anuario de Derecho Internacional (ADI; ISSN: 0928-0634).

VII. Publications et autres travaux

Nombre total de publications spécialisées en droit international et droit européen: 72.

Les dix publications les plus pertinentes spécifiquement liées aux droits de l’homme:

1 «La protección de los Derechos Fundamentales en la Unión Europea», Grenade, 2000.
2 «La ampliación de la UE a los países de Europa oriental y los Derechos Humanos», 43/44 Cuadernos Constitucionales (2003), 69-77.
3 «Detención, garantías esenciales y estado de derecho en la jurisprudencia del Tribunal Europeo de Derechos Humanos», 79 Revista de Derecho Político (2010), 285-333.
4 «Counter-terrorism and Human Rights in the case-law of the European Court of Human Rights», Strasbourg, 2012.
5 «Counter-Terrorism. International Law and Practice», Oxford University Press, 2012.
6 «La adhesión de la UE a la Convención Europea de Derechos Humanos y a la Carta Social Europea», dans Tratado sobre protección de derechos sociales, Valence, 2014, 391-418.
7 «Extraterritorial Application of the ECHR: A Relevant Contribution of Regionalism to Peace and Security», Select Proceedings of the European Society of International Law, Hart Publishing, 2015, 1-19.
8 «La insuficiente protección jurídico-internacional de los migrantes irregulares víctimas de trata», 73 REDI (2021-1), 161-175.
9 «Los efectos jurídicos derivados de la pérdida de la condición de Estado miembro del Consejo de Europa por la Federación Rusa», 74 REDI (2022-2), 103-126.
10 «La reforma interminable del TEDH: ¿una nueva lógica en la protección de los derechos humanos?», 63 RGDE (2024-1), 1-35.

VIII. Langues

Langue

Anglais

Français

Espagnol

Lecture

C2

C2

L1

Écriture

C2

C2

L1

Compréhension orale

C2

C2

L1

Expression orale

C2

C2

L1

Comment avez-vous appris?

École Officielle des Langues

École Officielle des Langues / Alliance française

Langue maternelle

IX. Autres informations pertinentes

1 Collaboration avec l’Institut régional des droits de la femme. Fonctions: conseil technique, médiation, conseil juridique dans des procédures judiciaires, analyse jurisprudentielle, contribution aux publications scientifiques de l’Institut et à ses activités de divulgation.
2 Activités de divulgation (panels, conférences, ateliers, tables rondes) sur le droit des droits de l’homme et le droit de l’Union européenne en collaboration avec la société civile (ONG, fonctionnaires, groupes de personnes âgées et retraitées, associations professionnelles, associations de jeunesse, etc.).

X. Amélioration des compétences linguistiques

Dans l’hypothèse où vous n’auriez pas le niveau de compétence linguistique requis pour exercer la fonction de juge dans une langue officielle, veuillez confirmer votre intention de suivre des cours intensifs dans la langue concernée avant de prendre vos fonctions, et au besoin également au début de votre mandat, si vous êtes élue juge à la Cour (veuillez cocher la case pour confirmer).

[X] Oui, je le confirme.

XI. Résidence à Strasbourg

Veuillez confirmer que vous vous installerez de manière permanente à Strasbourg si vous êtes élue juge à la Cour (veuillez cocher la case pour confirmer).

[X] Oui, je le confirme.

Annexe 3 – Curriculum vitae de Daniel SARMIENTO RAMIREZ-ESCUDERO

I. État civil

Nom, prénom: SARMIENTO RAMIREZ-ESCUDERO, Daniel

Sexe: masculin

Date et lieu de naissance: le 14 décembre 1975 à Bilbao, Epagne

Nationalité: espagnole

II. Etudes et diplômes, et autres qualifications

Daniel Sarmiento est professeur de droit de l'Union européenne et de droit administratif à l'Université Complutense de Madrid, ainsi qu’un spécialiste reconnu du droit constitutionnel européen et des droits de l'homme.

Il a étudié le droit à l'université de Grenade, où il a obtenu sa licence avec mention très bien (1999), puis a obtenu son doctorat à l'université Complutense de Madrid (2003), où il s'est vu décerner le Prix extraordinaire de doctorat.

Sa formation universitaire a été complétée par une vaste expérience de recherche au sein d'institutions européennes de premier plan, notamment à l'université d'Oxford et à l'Institut Max Planck de droit procédural international et européen à Luxembourg.

Le professeur Sarmiento a mené une carrière universitaire consacrée au droit constitutionnel européen, à la protection des droits fondamentaux et au fonctionnement des juridictions européennes. Ses recherches portent sur l’interaction entre la Convention européenne des droits de l’homme, la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et les traditions constitutionnelles nationales.

Il a donné des cours et des conférences dans de nombreuses universités et institutions européennes de premier plan, notamment à Oxford, Cambridge, Paris-Sorbonne, Bocconi, Leyde, à l’Académie diplomatique de Vienne et à la Société Max Planck.

III. Activités professionnelles pertinentes

a. Description des activités judiciaires

De 2007 à 2015, Daniel Sarmiento a occupé le poste de référendaire à la Cour de justice de l'Union européenne, où il a travaillé au sein des cabinets des avocats généraux Ruiz-Jarabo Colomer, Cruz Villalón et Eleanor Sharpston.

Dans le cadre de ces fonctions, il a participé directement à la préparation de plusieurs affaires de référence dans le domaine des droits fondamentaux et du droit constitutionnel européen, telles que l’affaire Åkerberg Fransson sur la portée de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, l'affaire Ruiz Zambrano sur le contenu des droits inhérents à la citoyenneté de l'Union européenne et l'affaire eDate Advertising sur la concurrence et la protection des droits de la personnalité dans l'environnement numérique, entre autres.

Son activité à la Cour de justice consistait à participer à la rédaction de documents juridiques internes, d’avis des avocats généraux et d’analyses constitutionnelles comparées, ainsi qu’à l’interprétation des instruments européens en matière de droits fondamentaux. Elle exigeait également une attention et une exposition constantes à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme et au système européen de protection des droits en général.

Entre 2006 et 2008, il a également exercé en tant que conseiller juridique auprès de la Cour suprême espagnole sur des questions relatives à l'interprétation et à l'application du droit européen, y compris des affaires liées à l'application de la Convention européenne des droits de l'homme.

b. Description des activités juridiques non judiciaires

Professeur de droit de l’Union européenne à l’Université Complutense de Madrid.

Daniel Sarmiento est professeur agréé par l'ANECA et occupe actuellement les fonctions de professeur titulaire de droit administratif et de droit de l'Union européenne à l’Université Complutense de Madrid, de professeur de droit constitutionnel européen à l'Université Bocconi de Milan, de professeur associé à l'IE University et de professeur à la Diplomatische Akademie de Vienne.

Avocat en exercice spécialisé dans les litiges devant les juridictions européennes.

Fort de son expérience à la Cour de justice, le professeur Sarmiento a développé une vaste pratique en matière de contentieux européen. Il a exercé en tant qu’avocat, principalement dans le cadre de procédures devant la Cour de justice et le Tribunal de l’Union européenne, représentant des États membres, des institutions de l’Union européenne, des organisations non gouvernementales et des particuliers dans des litiges complexes portant sur le droit constitutionnel de l’Union européenne, la réglementation du marché intérieur et la protection des droits fondamentaux.

Sa pratique contentieuse couvre un large éventail de domaines, notamment des litiges constitutionnels relatifs à l'État de droit et à l'indépendance judiciaire, à la transparence et à l'accès aux documents, à la protection des consommateurs et à la compatibilité des cadres réglementaires nationaux avec le droit de l'Union. Il a participé à des procédures relatives à la protection de l'indépendance judiciaire et à l'application des valeurs européennes en vertu de l'article 2 du TUE, des questions étroitement liées au cadre européen plus large de protection de la démocratie et des droits fondamentaux.

Par ailleurs, Daniel Sarmiento est directeur d’EU Law Live, une plateforme hautement spécialisée qui propose des analyses de l’évolution du droit européen et de la jurisprudence des juridictions européennes.

Il fournit également des conseils juridiques à titre pro bono dans le cadre d’initiatives visant à soutenir des organisations de la société civile œuvrant dans le domaine des droits fondamentaux et de l’État de droit en Europe.

c. Description des activités professionnelles non juridiques

Le professeur Sarmiento a joué un rôle actif au sein de réseaux universitaires et institutionnels européens consacrés à l'étude et à la diffusion du droit européen et des droits de l'homme.

Il s'est spécialisé et a dirigé de nombreuses conférences et séminaires internationaux consacrés au constitutionnalisme européen, à la coopération judiciaire et à la protection des droits fondamentaux. Ces activités ont été menées en collaboration avec des institutions de premier plan, telles que le Collège d'Europe, l'Institut Max Planck et la Fondation FIDE.

Il a également exercé les fonctions de codirecteur du Forum sur le droit procédural de la Cour de justice de l'Union européenne, en collaboration avec l'Institut Max Planck de Luxembourg et le Centre de droit européen de Luxembourg.

Le professeur Sarmiento contribue régulièrement au débat public sur le droit européen et les droits de l'homme par le biais de publications universitaires, de conférences publiques et de contributions sur des plateformes juridiques spécialisées.

Il a également siégé au sein des comités de rédaction et des conseils consultatifs de plusieurs revues de droit européen et intervient en tant que réviseur externe pour des publications universitaires internationales et des instituts de recherche.

IV. Activités et expérience dans le domaine des droits de l'homme

La protection des droits fondamentaux en Europe a été un axe central de la carrière universitaire et professionnelle de Daniel Sarmiento.

En tant qu'avocat référendaire à la Cour de justice de l'Union européenne, il a travaillé sur plusieurs affaires emblématiques relatives à l'interprétation et à l'application des droits fondamentaux dans l'ordre juridique européen. Parmi celles-ci figurent des arrêts clarifiant la portée de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, le principe ne bis in idem et la protection des droits de la personne dans l'environnement numérique.

Ses travaux universitaires ont analysé en profondeur l'évolution de la protection des droits fondamentaux en Europe, en accordant une attention particulière à la relation entre la Convention européenne des droits de l'homme, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et les traditions constitutionnelles nationales.

Il a publié de nombreuses études sur le dialogue juridictionnel entre les tribunaux européens, le rôle des droits fondamentaux dans l'intégration européenne et la dimension constitutionnelle de la citoyenneté européenne.

Le professeur Sarmiento a également dispensé des programmes de formation spécialisée sur les droits de l'homme et la protection juridictionnelle européenne dans des universités et des établissements de formation professionnelle à travers toute l'Europe. Ces programmes comprenaient des cours sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, la protection de l'indépendance judiciaire et l'interaction entre la jurisprudence de la Cour de justice et celle de la Cour européenne des droits de l'homme.

Il a organisé des séminaires consacrés à la protection de l'État de droit et de l'indépendance judiciaire en Europe, y compris des événements au cours desquels la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme dans ces domaines a été analysée.

Dans le cadre de son activité professionnelle, il a participé à des litiges relatifs à la protection de l'indépendance judiciaire et à l'application des valeurs européennes, des questions étroitement liées au cadre européen plus large de protection des droits fondamentaux.

Grâce à ses travaux de recherche universitaire, à son expérience en matière de procédure judiciaire et à son engagement institutionnel, le professeur Sarmiento a acquis une compréhension approfondie du système européen des droits de l'homme et des interactions entre les juridictions nationales, la Cour de justice de l'Union européenne et la Cour européenne des droits de l'homme.

V. Activités publiques

a. Fonctions publiques

Daniel Sarmiento a été conseiller auprès du ministère espagnol de la Présidence entre 2004 et 2006, sur des questions de droit constitutionnel et européen.

b. Mandats électifs

Aucun

c. Fonctions exercées au sein d'un parti ou d'un mouvement politique

Aucune

VI. Autres activités

Vice-président de l’Asociación Española para el Estudio del Derecho Europeo (AEDEUR), section espagnole de la Fédération internationale pour le droit européen.

Il est également coprésident de la section espagnole de la Société internationale de droit public (ICON-S), un réseau international d'universitaires et de professionnels travaillant sur des questions de droit constitutionnel et public.

Il intervient régulièrement en tant qu'évaluateur externe pour des revues universitaires et des instituts de recherche internationaux et a participé à des comités d'évaluation de bourses de recherche européennes.

VII. Publications et autres travaux

Le professeur Sarmiento est l'auteur de plusieurs monographies et d'une centaine de publications universitaires sur le droit constitutionnel européen, les droits fondamentaux et le système judiciaire de l'Union européenne.

Ses travaux ont contribué de manière significative à la compréhension académique de l'interaction entre la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, de la Cour de justice de l'Union européenne et des cours constitutionnelles nationales.

Publications sélectionnées:

  • Las Sentencias Básicas del Tribunal Europeo de Derechos Humanos. Estudio y Jurisprudencia, Thomson-Civitas, 2007.
  • El control de proporcionalidad de la actividad administrativa, Tirant lo Blanch, 2004.
  • Poder Judicial e Integración Europea, Thomson-Civitas, 2004.
  • “Who’s Afraid of the Charter? The Court of Justice, National Courts and the New Framework of Fundamental Rights Protection in Europe”, Common Market Law Review, 2013.
  • El Soft Law Administrativo, Thomson-Civitas, 2008.
  • El Derecho de la Unión Europea, Marcial Pons, 5.ª ed., 2025.
  • Curso de Derecho de la Unión Europea, 3.ª ed., Marcial Pons, 2025.
  • The Law of the European Union, Hart Publishing, 2025
  • «The Principle of Ne Bis in Idem in EU Law», Cambridge University Press, 2014.

VIII. Langues

Langue

Anglais

Français

Niveau de lecture

C1

C1

Expression écrite

C1

C2

Compréhension orale

C1

C2

Expression orale

C1

C2

Comment avez-vous appris?

Enseignement primaire et secondaire / Activité professionnelle

Enseignement primaire et secondaire / Activité professionnelle

IX. Autres informations pertinentes

-

IX. Amélioration des compétences linguistiques

Au cas où vous n’auriez pas le niveau de compétence linguistique requis pour exercer la fonction de juge dans une langue officielle, veuillez confirmer votre intention de suivre des cours intensifs dans la langue concernée avant de prendre vos fonctions et, si nécessaire, également au début de votre mandat, si vous êtes élu juge à la Cour (cochez la case pour confirmer).

[X] Oui, je le confirme.

XI. Résidence à Strasbourg.

Veuillez confirmer que vous vous installerez de manière permanente à Strasbourg si vous êtes élu juge à la Cour (cochez la case pour confirmer).

[X] Oui, je le confirme.