L'Assemblée,
Considérant que, de tous les obstacles qui entravent les rapports entre les c7itoyens des différentes nations européennes, les barrières linguistiques viennent incontestablement au premier rang;
Considérant qu'un langage commun permettrait d'établir entre ses différents États membres une compréhension élémentaire, nécessaire à la formation de toute communauté humaine;
Considérant que la Conférence pour l'Organisation de la Communauté Atlantique, réunie à Oxford du 9 au 13 septembre 1952, a adopté, à l'unanimité des 14 représentants des nations atlantiques, une motion recommandant l'emploi du français et de l'anglais pour résoudre le problème de la compréhension entre l'ancien et le nouveau monde;
1. Estime que, pour ces raisons, un bilinguisme franco-anglais apparaît comme seule solution permettant à la fois de faciliter le dialogue entre la communauté continentale et les autres États membres et de l'étendre à l'ensemble des pays du Pacte Atlantique et du monde libre;
2. Recommande, en conséquence, au Comité des Ministres d'inviter tous les États membres à conclure une convention par laquelle ils s'engageraient à favoriser l'étude et l'enseignement d'une langue auxiliaire de communication populaire, de manière à parvenir progressivement à la pratique courante de cette langue qui fera ultérieurement l'objet d'un choix entre le français et l'anglais, avec faculté d'adopter les deux ensemble et ce, sans qu'il soit porté préjudice à l'enseignement des autres langues dont la diversité même fait la richesse culturelle de l'Europe;
3. Souhaite que cet accord de principe soit suivi dès que possible :