03/06/2026 Culture, science, éducation et médias
La Commission de la culture, de la science, de l’éducation et des médias, réunie le 2 juin à Istanbul, a mis en évidence des défis structurels, politiques et sociétaux, qui affectent la liberté des médias dans le sport, notamment les restrictions d’accès imposées aux journalistes, les limitations contractuelles, le contrôle croissant des contenus par les détenteurs de droits, les actes d’intimidation et de harcèlement, les pressions juridiques et les inégalités de genre au sein des médias sportifs.
A cela s’ajoute une « profonde transformation du paysage médiatique » avec le passage au numérique qui touche le journalisme sportif, alors que celui-ci reste très dépendant de l’accès aux événements, aux sportifs et aux institutions, a indiqué la commission.
Le rapport de Tone Wilhelmsen Trøen (Norvège, PPE/DC), adopté à l’unanimité par la commission, souligne que ces évolutions « pourraient nuire davantage à la capacité des journalistes de couvrir, en toute liberté et indépendance, une série de compétitions majeures et d’événements internationaux de premier plan », tels que la Coupe du monde de la FIFA 2026.
Dans ce contexte, la commission a demandé aux Etats membres de garantir la liberté d’expression et la liberté d’information dans le domaine du sport, et notamment « de revoir les cadres juridiques et réglementaires relatifs aux droits de diffusion, aux systèmes d’accréditation et aux arrangements contractuels », afin qu’ils ne restreignent pas l’activité journalistique ou le droit du public à l’information.
En outre, elle a appelé les Etats à garantir aux journalistes un accès pratique et non discriminatoire aux événements sportifs, aux sportifs et aux institutions concernées ; à soutenir le journalisme d’investigation dans le sport ; et à combattre les actes d’intimidation, de harcèlement et de violence à l’encontre des journalistes sportifs, en ligne et hors ligne.
Selon le projet de résolution adopté, les organisations sportives, les fédérations et les organisateurs d’événements doivent également reconnaître la liberté des médias comme « élément essentiel de la bonne gouvernance dans le sport ».
Enfin, la commission a proposé que le Comité des Ministres « renforce les travaux normatifs et de suivi du Conseil de l’Europe sur la liberté des médias dans le sport », en s’appuyant sur la Convention européenne des droits de l’homme, la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, la Charte européenne du sport, et différentes recommandations du Comité des Ministres.