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Les autorités albanaises doivent remédier aux lacunes identifiées au cours du processus d'observation des élections, selon l’APCE

L'APCE a appelé aujourd’hui les autorités albanaises à faire preuve d'une volonté politique forte pour remédier aux lacunes identifiées au cours de l'observation des récentes élections législatives (11 mai 2025) « afin de garantir l'alignement sur les normes européennes des processus électoraux ». Elle a demandé aux autorités de, notamment, mettre en œuvre les recommandations de la Commission de Venise et de l'OSCE/BIDDH, de revoir les règles de financement des campagnes, de dépolitiser l'administration électorale, de préserver l'intégrité du processus électoral, et de séparer clairement le parti au pouvoir de l'État.

La délégation a également appelé au renforcement de la capacité du Bureau national d'enquête pour la lutte contre la corruption et le crime organisé (SPAK) afin de lutter efficacement contre ce phénomène, y compris dans le contexte des élections.

Selon le rapport de Simone Billi (Italie, CEPA), présenté aujourd’hui en session plénière par Luz Martinez Seijo (Espagne, SOC), les élections en Albanie ont été « compétitives et organisées de manière professionnelle », mais elles se sont déroulées dans « un environnement très polarisé ». Le texte indique que les candidats ont généralement pu faire campagne librement, même si certains ont déclaré avoir été victimes d'intimidations. Le vote de la diaspora, introduit pour la première fois, a marqué « une étape importante dans l'histoire démocratique de l'Albanie », et devrait être évalué pour identifier les domaines à améliorer.

Par ailleurs, la délégation de l’APCE a précisé que le parti au pouvoir avait bénéficié d'une utilisation généralisée des ressources administratives pendant la campagne, ce qui a créé un avantage indu pour les candidats en place, et a pointé de nombreuses allégations de pressions exercées sur les électeurs, en particulier sur les fonctionnaires. Elle a ajouté que la concentration de la propriété des médias ; l'autocensure des journalistes et la prédominance des deux principaux partis dans la couverture médiatique ont limité la possibilité pour les électeurs de faire un choix éclairé.

Selon le rapport, le jour du scrutin a été généralement calme et bien organisé, mais avec un manque de respect des procédures dans de nombreux centres de vote, un nombre important d'incidents d'intimidation, d'ingérence dans le processus de la part d'observateurs et d'affiliés de partis, et d'allégations d'achat de voix.