04/06/2026 Présidence
« La dynamique s'accélère à l'échelle internationale et à travers l'Europe en faveur de la reconnaissance du droit à un environnement propre, sain et durable », a déclaré la Présidente de l'APCE, Petra Bayr, dans une déclaration à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement (5 juin 2026), exhortant les États membres du Conseil de l'Europe à s'engager en faveur de la reconnaissance officielle de ce droit.
« L’arrêt historique KlimaSeniorinnen de la Cour européenne des droits de l’homme, a confirmé que la catastrophe climatique et la dégradation de l’environnement affectaient directement la jouissance des droits humains fondamentaux. Et le soutien massif apporté il y a quelques jours par l’Assemblée générale des Nations unies à l’arrêt historique de la Cour internationale de justice sur les obligations climatiques des États témoigne du consensus international croissant selon lequel la protection de l’environnement et du climat relève de la responsabilité juridique et des droits humains », a souligné la Présidente.
« La question n’est plus de savoir si la protection de l’environnement relève du cadre des droits humains. La question est de savoir comment assurer sa protection effective. Le moment est désormais venu pour les États membres du Conseil de l’Europe de franchir une nouvelle étape et d’avancer vers la reconnaissance formelle du droit à un environnement propre, sain et durable au sein même du système du Conseil de l’Europe », a-t-elle ajouté.
« Les crises environnementales ne connaissent pas de frontières », a conclu la Présidente. « Protéger les droits humains aujourd’hui signifie protéger les conditions environnementales dont dépendent ces droits ».
La Présidente s’est exprimée alors que les membres du Réseau parlementaire pour un environnement sain de l’Assemblée se réunissent au Parlement hellénique à Athènes pour un atelier sur la manière de renouveler les discours publics autour de l’action climatique et environnementale. Les discussions porteront sur le lien entre les politiques environnementales et les préoccupations quotidiennes des citoyen·nes – notamment la santé, l’alimentation, le logement et le bien-être, y compris la sécurité sociale et économique.
L’APCE réclame un droit légal à un environnement propre, sain et durable depuis 2021.