20/11/2020 Commission permanente
Les Etats membres du Conseil de l’Europe devraient intégrer une dimension de genre dans leur politique étrangère, pour favoriser l’inclusion, l’égalité et la non-discrimination et contrer les réactions hostiles aux droits des femmes, selon la Commission permanente de l’APCE.
Approuvant à l’unanimité un rapport de Petra Stienen (Pays-Bas, ADLE) lors d’une réunion aujourd’hui par visioconférence, la Commission permanente a donné l’exemple de la politique étrangère féministe de la Suède, qui a incité d’autres pays à se servir de leur politique étrangère comme outil politique de promotion des droits des femmes.
La pandémie de COVID-19 a fait ressortir les inégalités, ont déclaré les parlementaires, soulignant que les conséquences socio-économiques pesaient « de manière disproportionnée sur les femmes » et avaient entraîné une augmentation alarmante de la violence domestique.
Les femmes devraient faire partie intégrante de la réponse à cette crise, estime la Commission permanente, en étant « pleinement associées à tous les processus de prise de décision pour en gérer les conséquences et mettre en place des stratégies afin de faire face aux crises futures ».
Les parlementaires ont proposé une série de mesures pour intégrer la dimension de genre dans la politique étrangère, notamment de favoriser l’accès des femmes aux carrières diplomatiques, promouvoir une approche intégrée de l’égalité de genre dans le fonctionnement des administrations publiques, et soutenir financièrement les programmes de protection des droits des femmes, dont la santé et les droits sexuels et reproductifs.