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L'Assemblée expose sa vision des priorités stratégiques du Conseil de l'Europe

Tiny Kox (Pays-Bas, GUE),
©Council of Europe

« Le Conseil de l’Europe a pour priorités générales de rester le pilier de la sécurité démocratique, le garant des droits humains et de l’État de droit, ainsi que la plateforme favorisant un multilatéralisme effectif en Europe », a déclaré l'Assemblée aujourd'hui, exposant sa vision des priorités stratégiques du Conseil de l'Europe pour les années à venir.

En adoptant une résolution, basée sur le rapport préparé par Tiny Kox (Pays-Bas, GUE), les parlementaires ont souligné que l’autorité de la Cour européenne des droits de l’homme, « dont l’efficience doit encore être renforcée », notamment par une meilleure exécution de ses arrêts par tous les États membres, « doit être défendue par ces derniers et par le Conseil de l’Europe dans son ensemble ».

L’adhésion de l’UE à la Convention est une priorité stratégique, ont-ils déclaré, car cela « renforcera la crédibilité de l’Union européenne et la pertinence du Conseil de l’Europe et de la Convention aux yeux de tous ses citoyens et de ses États membres ».

La position de l’Organisation en tant qu’acteur de premier plan dans les domaines de la protection des droits économiques et sociaux, l’égalité, l’inclusion et le respect de la dignité humaine doit être encore renforcée, souligne le texte adopté. A ce propos, elle regrette vivement « toute tentative d'affaiblir le cadre international de protection des droits humains mis en place par les conventions du Conseil de l'Europe ».

Les parlementaires ont affirmé que le Conseil de l’Europe doit promouvoir une vision contemporaine et globale des droits humains, y compris les droits de la nouvelle génération, et ont souligné qu’il est extrêmement important de travailler à l’élaboration de « nouveaux instruments juridiques visant à garantir le droit à un environnement sûr, sain et durable pour la génération actuelle et les générations futures, et d’inscrire ce droit dans la loi ».

Les défis croissants posés à la liberté d’expression et à la liberté de réunion « appellent une réponse ferme », ont-ils déclaré, tout comme l’élaboration de réponses adéquates aux défis liés à l’émergence des nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle.

L’Assemblée a considéré comme une priorité stratégique de mener ses activités de façon indépendante, mais aussi, lorsque c’est possible, en réelle complémentarité avec les activités du Comité des Ministres et la branche intergouvernementale de l’Organisation.