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Une commission de l'APCE appelle à une pression maximale sur la Russie pour qu'elle cesse son agression et à l'unité pour soutenir l'Ukraine

Décrivant l'agression de la Russie contre l'Ukraine comme « un acte d'une gravité sans précédent », avec des conséquences considérables dans le monde entier, la Commission des questions politiques de l'APCE a lancé un appel pressant à l'unité pour soutenir l'Ukraine et à exercer une pression maximale sur la Fédération de Russie pour qu'elle mette fin à son agression, ainsi qu'à des « mesures décisives » de la communauté internationale pour défendre l'ordre mondial démocratique.

Approuvant un projet de résolution et de recommandation sur la base d'un rapport de Frank Schwabe (Allemagne, SOC), la commission a déclaré : « Une nouvelle ligne de démarcation est de retour sur la carte de l'Europe, tracée par les discours et les actes des autorités russes ».

L'agression de la Russie a également provoqué, entre autres, la crise humanitaire la plus grave en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, posé un défi à la gouvernance mondiale et entraîné une forte hausse des coûts énergétiques et de l'insécurité alimentaire, ont souligné les parlementaires.

« Ce n’est pas seulement l’ampleur du défi actuel, mais aussi la réponse du Conseil de l’Europe et de ses États membres à ce défi qui façonneront l’avenir de l’histoire européenne », ont-ils déclaré.

La commission a confirmé, dans les termes les plus fermes, sa condamnation de l'agression de la Russie contre l'Ukraine et sa solidarité avec l'Ukraine et son peuple, réaffirmant son soutien indéfectible à la souveraineté, à l'indépendance et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues.

La commission s'est dite « alarmée par les preuves de plus en plus nombreuses d'atrocités commises par les forces armées russes » et a exprimé son plein soutien à tous les efforts visant à enquêter sur les violations par la Russie du droit international des droits humains et du droit international humanitaire et sur d’autres crimes internationaux, y compris les crimes contre l’humanité et le génocide, et à contraindre l’agresseur à répondre de ses actes.

Dans le même temps, la commission a également proposé d'intensifier l'engagement du Conseil de l'Europe auprès de la société civile biélorusse et russe, les défenseur.e.s des droits humains, les journalistes indépendants, le monde universitaire et les forces démocratiques qui respectent les valeurs et les principes de l'Organisation.

Le rapport doit être examiné par l'Assemblée le mercredi 27 avril lors de sa session plénière de printemps à Strasbourg.

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