25/01/2023 Session | Egalité et non-discrimination
Aujourd'hui, l'Assemblée a souligné l'influence positive de la Convention du Conseil de l'Europe sur la protection et la prévention de la violence à l'égard des femmes et de la violence domestique - la Convention d'Istanbul - sur les législations nationales contre la violence fondée sur le sexe et les changements qu'elle a apportés aux politiques et à la sensibilisation dans toute l'Europe. Les 37 ratifications de la Convention à ce jour permettent d'être plus optimiste quant aux progrès futurs dans l'élimination de la violence fondée sur le genre.
Cependant, davantage d'États membres devraient ratifier la Convention car "la violence et les féminicides tragiques persistent à des niveaux alarmants, blessant et tuant des femmes et des filles de tous horizons et dans toute leur diversité", a souligné la rapporteure Zita Gurmai (Hongrie, SOC). L'Azerbaïdjan, en particulier, n'a pas signé la convention, et la Türkiye devrait reconsidérer sa décision et rejoindre la Convention.
Les parlementaires ont également appelé à dissiper les "représentations délibérément faussées des objectifs ultimes de la Convention d'Istanbul", qui dissuadent de la mettre en œuvre et mettent en danger la vie des femmes et des filles. "La Convention ne menace pas la famille nucléaire ou les valeurs familiales, ni n'impose certains modes de vie", ont-ils conclu.
Enfin, l'Assemblée a appelé les États membres à promouvoir des politiques étrangères féministes comme moyen de parvenir à "l’élaboration de politiques et une action multilatérale plus représentatives et inclusives dans la lutte contre la violence fondée sur le genre" et de veiller à ce que ces politiques soient mises en œuvre dans tous les parlements.
L'Assemblée a également insisté pour que le 4ème Sommet des Chefs d'État et de gouvernement à Reykjavik donne la priorité à l'élimination de la violence à l'égard des femmes par la mise en œuvre de la Convention d'Istanbul.