L’APCE a souligné aujourd’hui que les violences faites aux femmes en situation de handicap, qu’elles soient physiques, sexuelles, psychologiques, ou économiques, restaient un sujet tabou. Les parlementaires estiment que la société infantilise les femmes en situation de handicap en ne leur permettant pas de faire des choix éclairés sur leur vie, notamment en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs, ajoutant que leur invisibilisation et l’entretien d’une dépendance économique et sociale créaient un contexte de vulnérabilité accrue.
En adoptant aujourd’hui une résolution à l’unanimité, sur la base du rapport de Béatrice Fresko-Rolfo (Monaco, ADLE), l’Assemblée parlementaire a proposé une série de mesures afin de prévenir et de lutter contre ces violences. Elle a notamment appelé les Etats membres à interdire les stérilisations forcées et les avortements forcés, et à assurer l’octroi d’indemnisations aux personnes ayant subi ces formes de violence.
Selon le texte adopté, les Etats devraient faire de l’inclusion des personnes en situation de handicap une priorité, en soutenant leur accès à l’éducation, à l’emploi et à la culture, en investissant dans l’accessibilité et en promouvant leur participation à la vie économique, culturelle, politique et publique. Ils devraient également inclure une dimension de genre dans les politiques nationales du handicap.
Parmi les autres mesures proposées figurent notamment la formation, des professionnels de santé et des travailleurs sociaux sur les droits, l’autonomie et les besoins des femmes en situation de handicap, ainsi que des contrôles renforcés dans les établissements recevant des personnes en situation de handicap par des instances indépendantes.