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Le Président de l'APCE et la Rapporteure générale sur la violence à l'égard des femmes : l’empouvoirement des femmes est indispensable pour mettre fin à la violence

Violence à l'égard des femmes
©Shutterstock

"La violence à l'égard des femmes et des filles reste l'une des plus graves violations des droits de l'homme en Europe et dans le monde, profondément enracinée dans les multiples formes d'inégalité et de discrimination entre les sexes. Malgré les progrès, l'amélioration des lois et des politiques dans de nombreux pays, les droits des femmes restent fragiles : ils sont parmi les premiers à être remis en cause lorsque la démocratie est menacée " a déclaré Tiny Kox, Présidente de l'APCE, à la veille de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (25 novembre).

"Nous devons continuer à lutter pour l'égalité des droits si nous voulons qu'un jour la violence à l'égard des femmes et des filles cesse. Les femmes et les filles doivent bénéficier d'un accès égal aux ressources et aux opportunités, ce qui leur permet de contrôler leurs propres choix et leur destin, et les femmes et les hommes doivent unir leurs efforts pour y parvenir. Les hommes et les garçons doivent également être des acteurs clés pour garantir l'égalité des sexes et la prévention et l'élimination de toutes les formes de violence à l'égard des femmes et des filles", a souligné le Président.

"Pour lutter efficacement contre la violence à l'égard des femmes, nous devons changer l'état d'esprit patriarcal qui perpétue et normalise les inégalités de pouvoir, lesquelles constituent le principal obstacle à l'égalité des sexes. Le premier pas vers un changement significatif est l’empouvoirement des femmes et des filles dans toute leur diversité. Dans ce contexte, je salue chaleureusement le Prix Vigdís de l’empouvoirement des femmes, récemment lancé par l’APCE, a déclaré la Rapporteuse générale de l’Assemblée sur la violence à l’égard des femmes, Etilda Gjonaj (Albanie, SOC).

« Il est primordial que nous soutenions un meilleur accès à l’éducation et aux ressources économiques en mettant l’accent sur la budgétisation sexospécifique et l’accès à l’information sur la santé, ainsi qu’une participation accrue des femmes et des filles à la prise des décisions, contribuant ainsi à démanteler les déséquilibres de pouvoir existants et à créer un monde plus juste et équitable pour les générations futures. Nous devons travailler avec les parlements nationaux, collaborer avec la société civile et toutes autres parties prenantes. En s'attaquant aux causes profondes de la violence basée sur le genre, l'Assemblée vise à ouvrir la voie à une ratification et à une mise en œuvre généralisées de la Convention d'Istanbul dans tous les États membres du Conseil de l'Europe, dans le but ultime de promouvoir l'égalité des sexes et d'éradiquer la violence à l'égard des femmes », a-t-elle conclu.