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Un enseignement pour les enfants ayant des besoins éducatifs spéciaux ‘centré sur l’apprenant·e et fondé sur les droits humains’

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La Commission permanente de l’APCE, réunie aujourd’hui à Vilnius, considère que les crises traversées par l’Europe – telles que la pandémie de covid-19 et la guerre en Ukraine – ont mis en évidence les faiblesses d’une conception trop étroite de l’éducation inclusive, soulignant que des enfants ayant des besoins complexes ont été envoyés dans des écoles ordinaires non préparées ou ont été exposés à des environnements numériques qui ne leur étaient pas adaptés.

Selon la résolution adoptée à l'unanimité par l’APCE, sur la base du rapport de Pavlo Sushko (Ukraine, CE/AD), les Etats membres doivent donc adopter une approche de l’éducation des enfants ayant des besoins éducatifs spéciaux « centrée sur l’apprenant·e et fondée sur les droits humains », en élargissant le concept d’éducation inclusive pour mettre l’accent sur les besoins, les aptitudes et les centres d’intérêt individuels de ces enfants, plutôt que sur leurs supposées limites, valorisant ainsi leur potentiel.

La résolution souligne que les normes établies par les gouvernements ne devraient pas seulement porter sur les programmes scolaires, les compétences du corps enseignant, et les critères d’éligibilité, mais aussi sur « la capacité à répondre aux diverses situations des enfants ayant des besoins éducatifs spéciaux ».

Le texte adopté propose également une série de mesures, s’agissant de la situation très difficile des enfants ukrainiens handicapés ou présentant des troubles de l’apprentissage, en facilitant notamment les services de soutien psychologique, pour les enfants et les familles touchés par le conflit et déplacés en Ukraine et dans des pays d’accueil.

Enfin, l’APCE a recommandé que le Comité des ministres élabore des principes directeurs du Conseil de l’Europe pour une approche de l’éducation des enfants ayant des besoins éducatifs spéciaux, « centrée sur l’apprenant·e et fondée sur les droits humains », soulignant que les évaluations du handicap devraient être mutuellement reconnues au-delà des frontières nationales.