05/09/2024 Présidence
Le Président de l'APCE, Theodoros Rousopoulos, a salué l'ouverture à la signature de la nouvelle Convention-cadre du Conseil de l'Europe sur l'intelligence artificielle et les droits de l'homme, la démocratie et l'Etat de droit, qu'il considère comme « un grand pas en avant » et un tremplin pour un débat permanent sur les ramifications de l'IA dans nos vies.
« Nous devons être prêts à utiliser cette technologie puissante et passionnante pour le bien de la société, en étant pleinement conscients des risques potentiels et en conservant toujours le contrôle humain sur ce que les humains ont créé », a déclaré le Président, rappelant que l'IA avait été l'un des domaines prioritaires de sa présidence.
Cette convention-cadre est le tout premier traité international sur l'IA, ouvert à tous les États du monde, sur la base de laquelle les États qui la ratifient acceptent de fonder leur législation nationale.
Elle a été ouverte à la signature aujourd'hui en marge d'une réunion des ministres de la Justice du Conseil de l'Europe à Vilnius, et a été signé jusqu'à présent par Andorre, la Géorgie, l'Islande, la Norvège, la République de Moldavie, Saint-Marin et le Royaume-Uni, ainsi que par Israël, les États-Unis d'Amérique et l'Union européenne.
Dans un avis adopté à l'unanimité en avril, l'Assemblée a salué l'élaboration de la convention et a préconisé son entrée en vigueur dans les meilleurs délais, tout en regrettant qu'elle « ne couvre pas de manière égale les acteurs publics et privés ».
Le Président a souligné que les négociations de la convention ont rassemblé non seulement les États membres du Conseil de l'Europe, mais aussi d'autres pays du monde entier, dont les États-Unis et le Canada. « L'IA ne connaît pas de frontières. Les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui ont une portée et un impact mondiaux, et il est juste que les principes et les valeurs qui guident le Conseil de l'Europe soient partagés avec d'autres régions du monde ».